12.10.2009
DES NOUVELLES DU FRONT...
C’est pas qu’elle veut pas la Bibounette, c’est qu’elle est un peu speed ces temps-ci…
L’école a repris, ça fait maintenant plus d’un mois, il a fallu remettre la machine en route, et côté organisation, l’élève Bibounette « peut mieux faire ».
Je ne fournis pas à faire tourner des machines, à faire chauffer ma centrale vapeur, à remplir des caddies de bouffe, à faire réciter des leçons, etc etc etc…
Cela dit, les vacances approchent à grand pas, dans 11 jours précisément, nous reprenons l’avion pour l’hémisphère sud.
Cette année encore, nous passerons la Toussaint sous le soleil de Maurice, pour le plus grand plaisir des enfants qui trépignent d’impatience, et des grands qui se réjouissent des plages, des eaux si splendides et du goût du punch vanille…
Bibou va bien, force est de constater que tout ce que nous avons entrepris depuis 8 mois maintenant a porté ses fruits.
L’ambiance à la maison est beaucoup plus sereine, il n’y a plus de grosses crises, plus de colères, beaucoup de tensions qui se sont dissipées.
Nous avons remis considérablement en question notre éducation, les exigences ont été revues à la baisse, et il faut bien avouer que le chemin sur lequel nous avançons est le bon.
Côté scolaire, Bibou a cette année une nouvelle maîtresse, qui débute, et qui visiblement manque d’expérience et n’accepte ni les conseils, ni la critique, ni la remise en question…
Autant dire que ça commence moyennement, et que visiblement elle se limitera à voir Bibou comme un « bavard qui papillonne »… Pas de plan de travail cette année dans la classe, pour éviter le désoeuvrement….
Nous avons également entamé une rééducation de l’écriture chez une graphothérapeute, qui est aussi psy spécialisée dans les Enfants Précoces, et sophrologue… Bibou adore y aller, il commence chaque séance par quelques minutes de relaxation, ce qu’il n’aime pas « Moi j’aime pas ça, il faut rester à rien faire »….
Les résultats scolaires sont bons, malgré quelques notes moyennes ponctuelles.
Bibou n’a pas voulu continuer le judo cette année, du coup je ne cours plus les mardis et jeudis, ce qui n’est d’ailleurs pas plus mal… une séance de piscine en famille de temps en temps.
Bref, chez les Bibous une nouvelle année a donc commencé, ça va vite (comme d’habitude), pas le temps de s’ennuyer, ni de lire, ni de passer les 10 000 coups de fil en retard… Je me demande comment font les mères de famille nombreuse pour gérer 4,5, 6 enfants (ou plus) sans devenir complètement maboules !
Je reviens donc bientôt pour vous raconter nos aventures mauriciennes, cette année encore, nous avons prévu quelques excursions sympas. D'ici là soyez sages...
13:10 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
02.09.2009
CA Y EST ! C'EST REPARTI POUR UN TOUR...
Les Bibous ont repris le chemin de l'école ce matin,
CM1 pour Bibou et GS pour la Souris...
Bibou a commencé à me faire des plaques d'eczéma hier sur le visage, tiens donc...
La Souris, elle, trépignait d'impatience d'aller montrer son nouveau cartable à ses copines !
11:24 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.08.2009
NORMANDIE... épisode 2
Comme je sais que tu attends avec impatience la suite de l’épopée normande des Bibous, je te raconte donc à présent, Lecteur Fidèle, l’épisode Boulange…
Ne bave pas tout de suite, j’avais déjà rédigé une note, mais Hautetfort a buggué et tout s’est effacé au moment où j’ai cliqué sur « Publier »… T’imagines le stress et mes mots d’oiseaux ???
Bon alors, assieds-toi confortablement, mets-toi à l’aise, décroche ton téléphone, et prépare un drap car tu vas saliver. Foi de Bibounette !
Le jeudi, nous sommes partis de bon matin avec notre sac à pique-nique, une bouteille d’eau, la trousse de secours (indispensable avec Bibou et la Souris) et les blousons en cas de gouttes intempestives et hop, en route !
Le groupe d’enfants était déjà là, assis dans une petite salle annexe à la boulangerie, sur des bancs, Erick était au centre, avec un jumbé, et les enfants étaient déjà captivés.
Il a commencé par expliquer la culture du blé, en fonction des saisons. Tout en faisant participer les enfants et en leur posant des questions. Très interactif, les enfants étaient réceptifs et c’était très chouette.
Visiblement, le plaisir était partagé, Erick s’éclatait autant que les mômes.
Il a ensuite expliqué comment on fait le pain, de A à Z, toujours avec la participation des mômes, de plus en plus excités à l’idée de mettre la main à la pâte.
Pour terminer, il leur a fait faire un exercice, pour voir si ils étaient prêts à bien écouter, au rythme du jumbé, leur faisant lever les bras gauche ou droit en fonction de l’intensité du jumbé. Les mômes jubilaient, l’ambiance était chaude.
Ensuite, nous sommes passés aux choses sérieuses : enfilage du tablier et lavage des mains…
Direction la boulangerie.
Chacun a reçu un gros bol avec de la farine, puis un peu d’eau et une touche de sel, et ensuite, ils sont venus un par un mettre les mains dans le levain pour préparer la pâte ! Ah la la la tête des mômes devant le levain bien collant, certains y allant à pleines mains, écroulés de rire, d’autres fronçant le nez « Aaaaah ! Ca colle ! Beurk ! C’est dégoûtant”…
Puis ils ont patouillé, enfin non, ils ont pétri…
La Souris était lâchée, elle s’éclatait totalement, sous le regard de son papa, Bibou lui, avait déjà fait son « trou » dans le groupe.
Les boules pétries, il a fallu laisser la pâte lever…….
C’était l’heure du pique-nique. Dehors, à côté des ânes et du cheval, à proximité de la cabane dans les arbres, qui suscitait bien des convoitises et interrogations.
Erick nous a donné rendez-vous une heure plus tard, pour une balade à travers les chemins, en attendant que la pâte soit levée et le four chaud à point.
Nous sommes donc tous partis pour une balade en pleine cambrousse, avec le chien Babouche et sa corde, non sans avoir tiré au sort les 5 premiers qui auraient l’immense privilège de tenir la corde, en attendant les 5 suivants, etc… Ambiance colonie de vacances. Passage dans les petits chemins, dans la boue, sur l’herbe, et nous avons fini la promenade sous la pluie, ce qui a crotté allégrement les chaussures et autres sandales (et quelques pieds aussi hein) !
Il a ainsi fallu décrotter toutes ces chaussures avant de retourner dans l’antre magique, ce qui ne fut pas sans peine !
Après une nouvelle séance « tablier-lavage des mains », nous voici de retour à la boulangerie, où deux autres boulangers s’affairent depuis un moment pour préparer la tournée de pains, et autres joyeusetés (brioches, sablés……………………….).
Nous sommes passés au façonnage des baguettes, de façon toujours aussi ludique. Erick s’éclate, les mômes aussi, et les grands par la même occasion.
Et hop ! Tout ça au four !
Petit goûter le temps que ça cuise, j’avoue que l’odeur du pain qui se répand dans toute la pièce s’est vraiment extra ! Ca fait saliver, ça ravit les narines et affole les papilles.
Les enfants ont pu découvrir le fruit de leur travail après quelques dizaines de minutes de patience, et chacun a pu emporter avec lui une baguette complète au levain, pétrie à la main et cuite au feu de bois. Il a été quasiment impossible de les faire résister à la tentation d’y goûter !
Nous sommes repartis avec nos baguettes, et aussi quelques sablés aux pépites de chocolat et aussi aux raisins ! Bonjour l’odeur dans la voiture !
Ce fut vraiment une expérience géniale, toute la famille s’est réellement éclatée et a pris un plaisir non dissimulé. Cette journée reste un de mes meilleurs souvenirs de ces vacances.
Pour ceux qui voudraient tenter l’expérience, n’hésitez pas à contacter Erick, boulangerie « Les Co-pains » à Saint-Aubin-sur-Algot (près de Cambremer dans le Calvados). Tel : 02.31.32.22.24. Compter environ 40mn de Deauville-Trouville en voiture.
14:15 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.08.2009
NORMANDIE... épisode 1
Chez les Bibous, tout ce qui touche à la mangeaille et à la buvaille nous intéresse…
Donc aller passer des vacances en Normandie, ça veut dire manger et boire local. Nous avions déjà trouvé une mine de bons fromages, savez, ceux qui puent, qui coulent, qui anéantissent la neutralité de votre frigo, augmentent sensiblement la largeur de vos hanches et ruinent votre haleine en une bouchée….
Ceux-là :
L’Eden se trouve RN175 à St Benoît d’Hébertot, après Pont-Lévêque…
Bon, ben nous sommes tout d’abord partis à la recherche de la source. Parce qu’ils sont bons, mais quand même pas donnés.
Un coup de GPS (c’est quand même bien le progrès) et nous y voilà.
Un étal hallucinant de fromages tous plus appétissants les uns que les autres, et nettement moins chers que chez SuperA ou Leclhore. En plus, la source est intarissable, et ouverte 6 jours sur 7. Trop bien !
Le soir, attablé devant sa gargantuesque assiette de fromages, Mr Bibou me dit « Quand même, ce serait bien de pouvoir trouver du bon cidre ».
Et voilà comment se programme une expédition sur la Route du Cidre.
Dès le lendemain, nous avons commencé à vadrouiller dans l’arrière-pays deauvillais, découvrant des propriétés de riches parisiens, des haras tous plus impressionnants les uns que les autres, et nous avons trouvé une source de cidre… Du vrai, celui qui sent le terroir, pas de l’industriel. Celui qui est fait à l’ancienne. Et puis nous avons goûté le pommeau (mélange de Calva et de jus de pomme).
Les Bibous étaient ravis de goûter (« Maman j’ai le droit de boire de l’alcool ! Normalement on n’a pas le droit hein, nous les enfants »).
D’une cidrerie nous avons atterri dans une autre, bio celle-ci, et en discutant avec la propriétaire (qui nous offre un petit coup de Pommeau « pour la route »), elle nous invite ensuite à aller chercher du pain bio chez un boulanger qu’elle connaît bien, perdu dans la campagne. Il fait du pain avec deux autres boulangers.
Les petits chemins normands sont dépaysants. Presque pas de circulation, de la verdure, du calme.
Les vacances quoi !
Nous sommes arrivés à ladite boulangerie, appelée les « Co-Pains ».
Des ânes dans le champ mitoyen, une cabane dans les arbres, des tables à pique-nique, les enfants étaient déjà conquis.
Est arrivé le boulanger, un grand type à l’air tranquille, cheveux en catogan, un petit accent (hollandais ?).
Il nous a chaleureusement accueilli et montré sa boulangerie, une grande pièce farinée avec un énorme four à bois datant de Mathusalem, nourri au bois, des moules à cake et brioches, des sacs de farine plus lourds que les deux Bibous réunis… Bref, une boulangerie artisanale à petit débit.
On a demandé si on pouvait acheter du pain. Il était désolé, mais il n’avait pas fait de pain le matin, il n’avait que du pain de la veille, parce qu’il fait essentiellement des commandes pour des AMAP et les marchés bios des alentours.
Nous lui avons demandé si on pourrait visiter la boulangerie pour montrer aux enfants. Il nous a expliqué que quelques jours plus tard, il devait accueillir un groupe d’enfants d’un centre de loisirs. Il nous a proposé de nous greffer au petit groupe, pour découvrir la fabrication du pain. Les enfants sont tout de suite partis dans un « Oh oui !!!! » très explicatif…
Et voilà comment se programme une expédition « Boulange »…
Puis il nous a donné deux pains, un à l’épeautre et un aux noix, ne voulant pas qu’on le paye « car c’est du pain d’hier ». Et nous sommes rentrés à la maison, manger du bon fromage, sur du bon pain, en buvant du bon cidre…
Vous voulez savoir ce qui s’est passé le jour de l’expédition « Boulange »… ?
Alors un peu de patience.
13:35 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
07.08.2009
BORN TO BE WILD...
Ben voilà ! Elle est reviendue la Bibounette... le mois de vacances touche à sa fin.
Forcément, il me reste une tonne de linge à laver, des valises à défaire, une valise (celle de Bibou) à refaire parce qu'il part dimanche chez mes parents en pension avec sa cousine...
Alors avant toute chose, je vous laisse une tite photo des Bibous, en Bourgogne.
Puis un jour, dans une vie future quand j'aurai repris le boulot je vous raconterai comment les Bibous ont fait du pain chez un boulanger bio perdu en Normandie profonde, je vous parlerai de la pêche au bord de l'étang caché dans un coin de l'endroit où personne n'arrive par hasard... bref, j'essayerai de vous raconter nos vacances !
Mais un peu de patience....
19:53 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.07.2009
FERMETURE POUR CONGES ANNUELS...
Merci pour vos mails en perso, j'ai bloqué volontairement les commentaires sur la note précédente.
Nous partons ce soir avec des amis pour ce long WE, nous n'avons pas changé nos plans, mais nous ferons un aller-retour sur Niort avec SuperGG lundi, pour les obsèques de ma Mamine.
C'est étrange parfois les coïncidences....
SuperGG a eu l'air surpris de me voir sortir mon beau tailleur crème (le plus élégant et le plus classe que je puisse avoir), pour mettre le jour des obsèques.
Je lui ai dit "Tu sais je crois qu'elle n'aurait pas voulu que je vienne en noir". Hier, j'ai prévenu maman, que je serai en crème et pas en noir, elle m'a dit "Tu as raison, ce n'est pas ce qu'elle aurait souhaité."
Maman m'a aussi dit qu'elle lui avait fait mettre cette même tenue que celle qu'elle avait pour notre mariage... celui sur cette photo que j'ai choisie pour ma note.
C'est la dernière image que je veux garder, parce que c'est tout elle : le rire, la douceur, et la tendresse.
Nous partons retrouver les Bibous ce soir, pas loin de là :
Puis nous irons ensuite sur la Bourgogne, vous savez, dans cet endroit où personne n'arrive par hasard !
Je vous dis donc à bientôt, je n'aurai pas de connexion internet pendant 3 ou 4 semaines... Soyez sages !
13:19 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.07.2009
UN PEU, BEAUCOUP, PASSIONNEMENT, A LA FOLIE...
11:20 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Envoyer cette note
06.07.2009
SUPERFICIELLE ET LEGERE...
Aujourd’hui, je dois avouer que les sentiments que j’éprouve sont multiples : un peu aigrie, beaucoup déçue, trop blasée…
J’ai pris en pleine face la superficialité de certaines relations.
Comme toujours, j’ai donné, parce que je suis quelqu’un d’entier.
Donné sans compter, donné parce que j’en avais envie. Je me suis investie, comme toujours, et sans prendre garde.
Et aujourd’hui, force est de constater qu’une fois de plus, je me suis trompée sur les gens.
Parce qu’il faut que j’arrive à comprendre que les autres ne sont pas comme moi, qu’ils ne s’impliquent pas comme moi dans la relation, qu’ils n’ont pas les mêmes attentes.
Il faut que j’arrive à prendre du recul, à me protéger, à arrêter de mettre trop d’espoirs dans l’Autre. Parce que je suis presque toujours déçue.
Certains silences, certains propos sont blessants. Maladroits parfois, mais blessants malgré tout.
Et cette fois-ci encore… hélas…
Eh oui, Bibounette ne fait pas toujours des notes plaisantes….
Et aujourd’hui je n’avais vraiment pas envie. Parce que voilà.
16:43 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
03.07.2009
CET ENDROIT OU PERSONNE N'ARRIVE PAR HASARD...
Dans ce TGV parti de Gare de Lyon, chaque kilomètre parcouru me rapprochait de la destination finale, totalement inconnue, et chaque « ta-tac-ta-doum » du train accélérait les battements de mon cœur.
Des battements comme je n’avais jamais connus si forts.
J’avais pour bagage un simple sac à dos, chargé d’espoirs secrets et mon cerveau imaginait les scénarii les plus fous à mesure que les secondes s’égrenaient.
Quelques jours plus tôt, mon cœur s’était emballé, encore un peu plus, quand il m’avait proposé d’aller faire un tour à la Fête de la Musique. J’avais espéré que sa main cherche la mienne, que son visage s’approche du mien, mais j’étais rentrée chez moi avec mes espoirs déçus.
Alors quand il m’avait proposé de venir rejoindre son groupe d’amis au fin fond de la Bourgogne profonde, pour un week-end de détente, j’avoue que j’avais hésité. Je n’avais pas envie de me prendre une claque.
Finalement, je m’étais dit que je m’accordais encore une chance, la dernière, et qu’après je tournerai la page.
Le train avalait les kilomètres…
Ta-Tac-Ta-Doum…
Ta-Tac-Ta-Doum…
J’échaffaudais des plans, me disant que s’il venait seul, j’avais mes chances, que s’il était accompagné je ne tenterai rien… Je réfléchissais… tellement que je ne voyais rien autour de moi.
Le train arrivait au Creusot.
Il était là, superbe, sur le quai de la gare, ses yeux bleus me transperçait jusqu’au plus profond de mon cœur…. Mais… il était accompagné. C’était foutu !
Je ravalais ma déception, affichait une bonne humeur radieuse, et nous voilà partis pour la maison de campagne...
De la route nationale nous étions passés à une départementale, et à mesure que nous nous rapprochions, la route devenait de plus en plus étroite. Nous étions à présent dans un chemin tout cabossé, en pleine nature, le bout du monde, là où personne n’arrive par hasard.
La maison de campagne était une vraie maison de campagne, perdue au milieu de nulle part. Une vieille maison, en pierre, fraîche à l’intérieur malgré la chaleur écrasante de ce 2 juillet. Avec une cheminée imposante, un poêle à bois, comme celui qui était chez ma grand-mère. Une vraie maison de campagne, avec l’odeur du feu de bois imprégnée au fond des murs, les gros édredons en plume sur les lits…
Les autres invités étaient déjà là. La bonne humeur régnait sur cet endroit coupé du monde, cerné de verdure et de quelques vaches qui n’en revenaient pas de voir tant de monde d’un coup…. La musique à fond ne dérangeait personne, car il n’y avait pas âme qui vive avant 500 mètres…
A mesure que la soirée avançait, le barbecue, la musique et le punch avait mis une ambiance particulière.
La nuit était tombée, les rires emplissaient la vallée et les champs environnants, les vaches avaient émigré bien loin de tout ce tapage. J’avoue que je passais une bonne soirée.
Je me noyais dans son regard tendre, je ne pensais plus à rien d’autre qu’à lui…
L’un d’entre eux proposa une balade dans les chemins, comme ça là maintenant, en pleine nuit.
Nous sommes partis à la lueur de la lune et des étoiles pour une promenade.
Ces chemins-là, lui il les connaissait par cœur. Depuis qu’il savait marcher, il les avait arpentés. Les yeux fermés il pouvait les parcourir sans trébucher…
Doucement, j’ai glissé ma main dans la sienne, prétextant que je ne voyais rien et qu’il allait me guider. Il l’a gardée, l’a serrée.
Mon cœur battait tellement fort qu’il aurait pu effrayer les animaux environnants.
Puis la magie de la nuit étoilée a opéré… ce qui devait arriver est arrivé.
La promenade nocturne fut propice aux couples ce jour-là. De ce week-end estival, suivront quelques années plus tard deux mariages et quatre enfants…. Tout de même !
Nous avons passé la nuit dehors, sur l’herbe, sous un ciel étoilé resplendissant, au bruit des petites bêtes, perdus au fin fond de la Bourgogne, dans cet endroit où personne n’arrive par hasard.
C’était le 2 juillet 1998, enfin sans doute déjà le 3…
Il m’a avoué plus tard, qu’il n’avait pas osé venir seul à la gare, et que j’avais loupé sa « tentative d’approche » à la Fête de la Musique… comme quoi, on n’est jamais assez attentifs !
Quelques semaines plus tard, il a commencé à déposer quelques affaires dans mon appartement, il avait une clé, puis il y a eu beaucoup plus d’affaires et beaucoup plus de nuits ensemble…
Encore quelques semaines plus tard, alors que nous étions de nouveau dans cet endroit où personne n’arrive par hasard, nous avons parlé mariage…
Nous nous sommes mariés pour fêter notre premier anniversaire ensemble, une grande fête, sous un grand soleil, avec nos familles, nos amis.
Il était superbe, je le revois arriver dans la cour de mes parents, dans son costume crème, tenant à la main mon bouquet (dans sa famille, la tradition veut que le marié offre le bouquet à sa future femme), je me tenais à la porte, avec ma robe blanche, je retenais mes larmes pour ne pas faire couler le maquillage. Quelques mots secrètement échangés, l’un et l’autre étouffés par l’émotion.
Ce fut une journée fabuleuse, chargée de souvenirs inoubliables.
Je me rappellerai toujours les mots rassurants de mon papa, alors que j’étais à l’entrée de l’église, bondée de ces êtres chers, les yeux rivés sur moi, et lui à l’autel qui m’attendait. Mon père, qui serrait mon bras pour ne pas qu’il tremble, et peut être aussi pour empêcher le sien de trembler, la musique qui emplissait cette église si impressionnante que j’avais fait visiter quelques étés plus tôt. Un père qui conduit son unique fille au nouvel homme de sa vie…
La cérémonie fut splendide, les voix de la chorale résonnaient dans l’assistance, nous sommes sortis, mari et femme sous une pluie de pétales de roses et une haie de gilets jaunes, sous un soleil de plomb ! S’ensuivit une grande réception champêtre dans un gîte au bord de l’eau puis un repas gargantuesque et une soirée dansante effrénée…
C’était le 3 juillet 1999, il y a dix ans aujourd’hui, et il me semble encore que c’était hier…
Il a le verbe rare, ça me plaît
Il aime le chant des colombes et l'odeur du café
Et ces petites choses qu'on fait sans y penser
C'est mon homme, mon drapeau
Mon homme, celui qu'il me faut
Je frissonne je prends l'eau
C'est mon homme, mon abri, mon lit, mon héros
Il ne saurait pas comment briller
Ou comme un phare banal, oublié
Dans sa mer ordinaire
Il brise les vagues sans voir
Ces milliers de lumières
Qu'il m'offre sans le vouloir
C'est mon homme, mon drapeau
Mon homme, celui qu'il me faut
Je frissonne je prends l'eau
C'est mon homme, mon feu, mon repos
C'est mon homme, mon ami
Qui pardonne, celui qu'on choisit
Je tâtonne, je faillis
C'est mon homme qui fait ce qu'il dit
C'est mon homme je l'admire
Mon ozone, l'air que je respire
Mon opium, mon jour
Oh mon homme, mon toit, mon chemin, mon amour
14:04 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.06.2009
ADJUGé VENDU...
Ce soir j'ai vu la maîtresse de ma Souris, qui m'a demandé si on avait réfléchi.
Je lui ai dit franchement qu'on avait demandé son avis à la Souris.
Comme l'école n'accepte aucune négociation des parents pour mettre tel ou tel enfant dans telle ou telle classe sinon ça vire au pujilat (ce que je peux comprendre) elle m'a dit, gênée : "Oh oui mais fallait pas, ça ne doit pas se savoir avant" !
J'ai répondu que oui, je me doutais bien qu'il fallait rester discret, mais que la Souris était quand même la principale intéressée et que l'idée de la cour sans jeux et pleine de grands restait notre inquiétude, donc qu'on voulait son avis.
Elle m'a dit qu'elle ne se faisait aucun souci pour la Souris l'année prochaine, qu'elle l'avait trouvé métamorphosée par rapport à son arrivée en septembre.
Adjugé vendu, elle sera donc dans la GS/CP. En plus ce sera une petite classe, 22 élèves...
***************
Sinon, une bien bonne pour rigoler un peu (jaune) : en début de semaine, on a eu un mot dans le cahier de correspondance de Bibou, pour nous prévenir que si on voulait revendre le livre de maths, il fallait le rendre à la maîtresse le vendredi 19 juin au plus tard...
Et ce soir, que vois-je dans le cahier de texte ???? Pas moins de 4 exercices de maths à faire pour lundi et mardi prochain...
Hum hum... j'avoue que je suis sceptique.
Auront-ils des points de travail en moins si ils n'ont plus le bouquin pour faire les exos ?
17:30 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
















