10.07.2009
FERMETURE POUR CONGES ANNUELS...
Merci pour vos mails en perso, j'ai bloqué volontairement les commentaires sur la note précédente.
Nous partons ce soir avec des amis pour ce long WE, nous n'avons pas changé nos plans, mais nous ferons un aller-retour sur Niort avec SuperGG lundi, pour les obsèques de ma Mamine.
C'est étrange parfois les coïncidences....
SuperGG a eu l'air surpris de me voir sortir mon beau tailleur crème (le plus élégant et le plus classe que je puisse avoir), pour mettre le jour des obsèques.
Je lui ai dit "Tu sais je crois qu'elle n'aurait pas voulu que je vienne en noir". Hier, j'ai prévenu maman, que je serai en crème et pas en noir, elle m'a dit "Tu as raison, ce n'est pas ce qu'elle aurait souhaité."
Maman m'a aussi dit qu'elle lui avait fait mettre cette même tenue que celle qu'elle avait pour notre mariage... celui sur cette photo que j'ai choisie pour ma note.
C'est la dernière image que je veux garder, parce que c'est tout elle : le rire, la douceur, et la tendresse.
Nous partons retrouver les Bibous ce soir, pas loin de là :
Puis nous irons ensuite sur la Bourgogne, vous savez, dans cet endroit où personne n'arrive par hasard !
Je vous dis donc à bientôt, je n'aurai pas de connexion internet pendant 3 ou 4 semaines... Soyez sages !
13:19 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.07.2009
UN PEU, BEAUCOUP, PASSIONNEMENT, A LA FOLIE...
11:20 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Envoyer cette note
06.07.2009
SUPERFICIELLE ET LEGERE...
Aujourd’hui, je dois avouer que les sentiments que j’éprouve sont multiples : un peu aigrie, beaucoup déçue, trop blasée…
J’ai pris en pleine face la superficialité de certaines relations.
Comme toujours, j’ai donné, parce que je suis quelqu’un d’entier.
Donné sans compter, donné parce que j’en avais envie. Je me suis investie, comme toujours, et sans prendre garde.
Et aujourd’hui, force est de constater qu’une fois de plus, je me suis trompée sur les gens.
Parce qu’il faut que j’arrive à comprendre que les autres ne sont pas comme moi, qu’ils ne s’impliquent pas comme moi dans la relation, qu’ils n’ont pas les mêmes attentes.
Il faut que j’arrive à prendre du recul, à me protéger, à arrêter de mettre trop d’espoirs dans l’Autre. Parce que je suis presque toujours déçue.
Certains silences, certains propos sont blessants. Maladroits parfois, mais blessants malgré tout.
Et cette fois-ci encore… hélas…
Eh oui, Bibounette ne fait pas toujours des notes plaisantes….
Et aujourd’hui je n’avais vraiment pas envie. Parce que voilà.
16:43 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
03.07.2009
CET ENDROIT OU PERSONNE N'ARRIVE PAR HASARD...
Dans ce TGV parti de Gare de Lyon, chaque kilomètre parcouru me rapprochait de la destination finale, totalement inconnue, et chaque « ta-tac-ta-doum » du train accélérait les battements de mon cœur.
Des battements comme je n’avais jamais connus si forts.
J’avais pour bagage un simple sac à dos, chargé d’espoirs secrets et mon cerveau imaginait les scénarii les plus fous à mesure que les secondes s’égrenaient.
Quelques jours plus tôt, mon cœur s’était emballé, encore un peu plus, quand il m’avait proposé d’aller faire un tour à la Fête de la Musique. J’avais espéré que sa main cherche la mienne, que son visage s’approche du mien, mais j’étais rentrée chez moi avec mes espoirs déçus.
Alors quand il m’avait proposé de venir rejoindre son groupe d’amis au fin fond de la Bourgogne profonde, pour un week-end de détente, j’avoue que j’avais hésité. Je n’avais pas envie de me prendre une claque.
Finalement, je m’étais dit que je m’accordais encore une chance, la dernière, et qu’après je tournerai la page.
Le train avalait les kilomètres…
Ta-Tac-Ta-Doum…
Ta-Tac-Ta-Doum…
J’échaffaudais des plans, me disant que s’il venait seul, j’avais mes chances, que s’il était accompagné je ne tenterai rien… Je réfléchissais… tellement que je ne voyais rien autour de moi.
Le train arrivait au Creusot.
Il était là, superbe, sur le quai de la gare, ses yeux bleus me transperçait jusqu’au plus profond de mon cœur…. Mais… il était accompagné. C’était foutu !
Je ravalais ma déception, affichait une bonne humeur radieuse, et nous voilà partis pour la maison de campagne...
De la route nationale nous étions passés à une départementale, et à mesure que nous nous rapprochions, la route devenait de plus en plus étroite. Nous étions à présent dans un chemin tout cabossé, en pleine nature, le bout du monde, là où personne n’arrive par hasard.
La maison de campagne était une vraie maison de campagne, perdue au milieu de nulle part. Une vieille maison, en pierre, fraîche à l’intérieur malgré la chaleur écrasante de ce 2 juillet. Avec une cheminée imposante, un poêle à bois, comme celui qui était chez ma grand-mère. Une vraie maison de campagne, avec l’odeur du feu de bois imprégnée au fond des murs, les gros édredons en plume sur les lits…
Les autres invités étaient déjà là. La bonne humeur régnait sur cet endroit coupé du monde, cerné de verdure et de quelques vaches qui n’en revenaient pas de voir tant de monde d’un coup…. La musique à fond ne dérangeait personne, car il n’y avait pas âme qui vive avant 500 mètres…
A mesure que la soirée avançait, le barbecue, la musique et le punch avait mis une ambiance particulière.
La nuit était tombée, les rires emplissaient la vallée et les champs environnants, les vaches avaient émigré bien loin de tout ce tapage. J’avoue que je passais une bonne soirée.
Je me noyais dans son regard tendre, je ne pensais plus à rien d’autre qu’à lui…
L’un d’entre eux proposa une balade dans les chemins, comme ça là maintenant, en pleine nuit.
Nous sommes partis à la lueur de la lune et des étoiles pour une promenade.
Ces chemins-là, lui il les connaissait par cœur. Depuis qu’il savait marcher, il les avait arpentés. Les yeux fermés il pouvait les parcourir sans trébucher…
Doucement, j’ai glissé ma main dans la sienne, prétextant que je ne voyais rien et qu’il allait me guider. Il l’a gardée, l’a serrée.
Mon cœur battait tellement fort qu’il aurait pu effrayer les animaux environnants.
Puis la magie de la nuit étoilée a opéré… ce qui devait arriver est arrivé.
La promenade nocturne fut propice aux couples ce jour-là. De ce week-end estival, suivront quelques années plus tard deux mariages et quatre enfants…. Tout de même !
Nous avons passé la nuit dehors, sur l’herbe, sous un ciel étoilé resplendissant, au bruit des petites bêtes, perdus au fin fond de la Bourgogne, dans cet endroit où personne n’arrive par hasard.
C’était le 2 juillet 1998, enfin sans doute déjà le 3…
Il m’a avoué plus tard, qu’il n’avait pas osé venir seul à la gare, et que j’avais loupé sa « tentative d’approche » à la Fête de la Musique… comme quoi, on n’est jamais assez attentifs !
Quelques semaines plus tard, il a commencé à déposer quelques affaires dans mon appartement, il avait une clé, puis il y a eu beaucoup plus d’affaires et beaucoup plus de nuits ensemble…
Encore quelques semaines plus tard, alors que nous étions de nouveau dans cet endroit où personne n’arrive par hasard, nous avons parlé mariage…
Nous nous sommes mariés pour fêter notre premier anniversaire ensemble, une grande fête, sous un grand soleil, avec nos familles, nos amis.
Il était superbe, je le revois arriver dans la cour de mes parents, dans son costume crème, tenant à la main mon bouquet (dans sa famille, la tradition veut que le marié offre le bouquet à sa future femme), je me tenais à la porte, avec ma robe blanche, je retenais mes larmes pour ne pas faire couler le maquillage. Quelques mots secrètement échangés, l’un et l’autre étouffés par l’émotion.
Ce fut une journée fabuleuse, chargée de souvenirs inoubliables.
Je me rappellerai toujours les mots rassurants de mon papa, alors que j’étais à l’entrée de l’église, bondée de ces êtres chers, les yeux rivés sur moi, et lui à l’autel qui m’attendait. Mon père, qui serrait mon bras pour ne pas qu’il tremble, et peut être aussi pour empêcher le sien de trembler, la musique qui emplissait cette église si impressionnante que j’avais fait visiter quelques étés plus tôt. Un père qui conduit son unique fille au nouvel homme de sa vie…
La cérémonie fut splendide, les voix de la chorale résonnaient dans l’assistance, nous sommes sortis, mari et femme sous une pluie de pétales de roses et une haie de gilets jaunes, sous un soleil de plomb ! S’ensuivit une grande réception champêtre dans un gîte au bord de l’eau puis un repas gargantuesque et une soirée dansante effrénée…
C’était le 3 juillet 1999, il y a dix ans aujourd’hui, et il me semble encore que c’était hier…
Il a le verbe rare, ça me plaît
Il aime le chant des colombes et l'odeur du café
Et ces petites choses qu'on fait sans y penser
C'est mon homme, mon drapeau
Mon homme, celui qu'il me faut
Je frissonne je prends l'eau
C'est mon homme, mon abri, mon lit, mon héros
Il ne saurait pas comment briller
Ou comme un phare banal, oublié
Dans sa mer ordinaire
Il brise les vagues sans voir
Ces milliers de lumières
Qu'il m'offre sans le vouloir
C'est mon homme, mon drapeau
Mon homme, celui qu'il me faut
Je frissonne je prends l'eau
C'est mon homme, mon feu, mon repos
C'est mon homme, mon ami
Qui pardonne, celui qu'on choisit
Je tâtonne, je faillis
C'est mon homme qui fait ce qu'il dit
C'est mon homme je l'admire
Mon ozone, l'air que je respire
Mon opium, mon jour
Oh mon homme, mon toit, mon chemin, mon amour
14:04 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note












