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30.11.2007

BIBOUNETTE DU FAR WEST DEGAINE SON COLT...

Ben oui, hein, ça faisait longtemps... Cette fois-ci, après la pseudo-psy, je me suis fait la Maire-Adjointe de Bibouland...

Exposition des faits, pour que vous compreniez le pourquoi du comment.

Le 26 octobre, pendant que nous étions en train de nous faire dorer la pilule chez Maurice, mes parents étaient chargés de l'intendance et des enfants à Bibouland. N'ayant pas pu annuler la cantine 15 jours avant (ben oui hein, je pense qu'ils doivent faire les courses plus d'un mois avant le repas...), j'avais dit à Bibou qu'on annulait rien et qu'ils mangeraient tous les deux à la cantine ce jour-là.
08H30 : appel en classe. Bibou dit qu'il ne mange pas à la cantine, parce que Papi et Mamie sont là. La dame de cantine et l'instit lui demandent si il a un mot des parents. Que nenni bien sûr. "Ben dans ce cas là tu manges à la cantine".
11H30 : les externes sont sortis. Appel en cantine. Bibou est manquant. La dame de cantine ne cherche pas plus loin que le bout de son nez et déclare "Ah ben oui, il est parti avec sa grand-mère".
...... pendant ce temps là, Bibou rentre seul à la maison, où fort heureusement mes parents sont là, et rien ne lui est arrivé sur le chemin.

A notre retour, Maman nous explique une version. Puis on découvre un peu plus avec la maîtresse. Pour avoir le fin mot de l'affaire (ce que je vous ai expliqué) le soir du conseil d'école. Vu la tournure du conseil d'école, je viens d'adresser le courrier ci-dessous à la Maire-Adjointe, copie au Maire et à la directrice de l'école.
Pour votre gouverne, chers parents, sachez que le temps de cantine est sous la responsabilité de la Mairie. Dans notre cas, la responsabilité civile de Mr le Maire est engagée, et si il y avait eu dommage corporel, je l'aurais traîné au Pénal....

Bienvenue à InconscienceLand... à 10km seulement de Guermantes, là où Estelle a disparu il y a bientôt 5 ans...

Madame,

Suite au conseil d’école qui a eu lieu le jeudi 15 novembre dernier, auquel j’ai assisté en tant que représentante des parents d’élèves, nous souhaiterions vous faire part de notre inquiétude quand à la sécurité des enfants demi-pensionnaires à l’Ecole Bidule.

Comme il vous a été exposé lors du conseil, notre fils Bibou (7 ans) est sorti de l’école à 11H30 pour rentrer seul à notre domicile le vendredi 26 octobre, alors qu’il devait manger à la cantine (comme tous les jours).

Après avoir entendu les différentes personnes présentes, il s’avère que l’employée qui s’occupait de la cantine ce jour-là a constaté l’absence de l’enfant lors de l’appel en cantine, et a simplement dit « Il est parti avec sa grand-mère », sans le vérifier.

Nous trouvons inadmissible que personne n’ai pris la peine de s’assurer par téléphone que l’enfant était bien rentré. Il y a pourtant 5 numéros de téléphone différents pour nous contacter dans notre fiche de renseignements. Il s’agit d’un enfant de 7 ans, parti seul dans la nature.
Lors du conseil d’école, il a été dit qu’ « effectivement, il y avait eu une faille dans le système ». D’ailleurs, personne n’a jugé utile de s’en excuser…

Ces faits sont graves.

Ils témoignent d’une négligence de votre personnel, dont les conséquences auraient pu êtres désastreuses. Un simple coup de fil aurait permis que cette négligence soit « rattrapée ».
Nous souhaitons que vous preniez au plus vite les dispositions nécessaires avec votre personnel afin que cette « faille » ne se reproduise pas et qu’aucun autre enfant ne puisse ainsi partir seul de l’école.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous adressons, Madame, nos salutations distinguées.

Je n'attends pas vraiment de réponse, vu son comportement déplorable lors du conseil d'école, où elle a en plus clairement affiché un papa d'élèves non présent comme (je cite) "un emmerdeur"... après avoir cité son nom.... Grande classe quand même !

En attendant, nous sommes allés hier soir dans une école privée de la ville la plus proche de Bibouland, où l'enseignement a l'air bien supérieur, et où la sécurité des enfants est bien plus prise en considération.... Ceci alors que nous n'avons pas évoqué le sujet qui nous amène...
Si tout va bien, en Février nous saurons si il y a une place pour Bibou et pour la Souris l'an prochain.

Je trouve minable de constater que tout le monde s'en fout, j'ai appris des choses hallucinantes sur l'école actuelle des enfants, je ne veux surtout pas les y laisser. Puisque personne ne veut se bouger, je ne me battrai pas plus longtemps contre des moulins à vents. Simplement, je laisse une trace. Si par malheur cet incident se reproduit, avec des conséquences plus graves, personne ne pourra dire "On ne savait pas... Il n'y a jamais eu de problème.".

A chacun sa conscience !

 

28.11.2007

OSSO BUCCO DE DINDE A L'ORANGE

3 points WW / personne

Pour 4 personnes :

- 1kg de cuisse de dinde coupée en gros dés
- 1 carotte en rondelles
- 1 gousse d'ail
- 1 oignon
- 1 orange
- 1 petite boîte de pulpe de tomate ou tomates pelées
- 1 verre de vin blanc
- sel, poivre
- 1 cuillère à soupe de Maïzena

Peler l'oignon, la carotte et l'ail, les émincer fins.
Avec un couteau économe ou zesteur, prélever le zeste de l'orange et pressez le jus.

Faire revenir dans une poêle anti-adhésive sans matière grasse les morceaux de dinde quelques minutes, puis les réserver.

Mettre tous les ingrédients dans la cocotte ainsi que le jus d'orange, et bien délayer la Maïzena avant d'allumer le feu.

Ajouter la viande. Bien saler et poivrer. Allumer le feu (moyen et à couvert). Laisser mijoter 40mn environ.

Remarques :
Très bon même sans les tomates (oubliées...).
Par contre, ne pas hésiter à bien assaisonner. A réserver à des amateurs d'oranges, le goût étant très prononcé.
Je l'ai servi avec des pâtes (rajouter les points WW en plus), et tout le monde a apprécié.

 

25.11.2007

MAURICE * JOUR 7

Pour ce 7e jour, nous avons réservé la journée avec Beto, notre taxi de l'aéroport. Pour 35E, il va nous emmener où on veut toute la journée, surtout dans les endroits pas très accessibles en bus.
Il n'est pas ponctuel, on finit même par croire qu'il nous a planté, mais finalement, il arrive. On lui explique le tour qu'on aimerait faire, le sud-ouest de l'île. Il connaît, hein, forcément c'est un tour touristique de premier ordre !
Nous avons prévu un tour avec un maximum de points à voir. La journée va être chargée !

Nous voilà partis direction Port Louis, étape indispensable pour descendre au Sud.
Beto nous emmène à la Citadelle, construite sur les hauteurs de la ville, là où ne nous sommes pas montés, la vue est imprenable sur la ville, le quartier des affaires, le port, la mer... La Citadelle se visite, mais d'après le Routard, rien de transcendant. Nous profitons du point de vue puis nous reprenons la route.

La prochaine escale est les 7 cascades. Ce sont des cascades successives, dans un coin reculé de l'île. Le spectacle est grandiose, pas un touriste autour de nous, juste la nature, le silence, des paysages grandioses. Il est possible de faire une randonnée pour remonter toutes les cascades, mais il faut prévoir une journée entière et un guide accompagnateur.

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Ce n'est pas une photo des cascades, elles ne rendent pas du tout la beauté et la dimension du site. Mais c'est le panorama que nous avions sur notre droite (les cascades étaient sur notre gauche).
Nous restons un bon moment à admirer ce paysage magnifique. Sérénité assurée ! Dépaysement garanti.

Puis direction un autre endroit serein, le Grand Bassin, appelé aussi Lac Sacré. Cet endroit est un grand lac qui occupe le cratère d'un volcan, mais c'est surtout un endroit sacré pour la communauté hindoue de Maurice, la plus grande confession religieuse de l'île. Ce bassin représente pour eux le Gange et lors de la grande fête de Diwali (qui s'est déroulée juste après notre retour), ce Lac devient l'endroit le l'île le plus animé. Une grande quiétude règne. A l'arrivée sur le site, une immense statue de Krishna nous accueille. Elle est gigantesque, et les détails sont hallucinants (on voit les veines sur la main, la marque de la pilosité sur la peau, c'est vraiment impressionnant).

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Autour du Lac sacré, les hindous se recueillent, les touristes se font très discrets. Partout des petits temples, des statues avec des offrandes (rapidement dégustées par les macaques).

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Cet endroit est vraiment très beau, il dégage une atmosphère très difficile à décrire par des mots. On en repart très zen. Les macaques sont les plus bruyants. Ces bestioles sont agressives, il vaut mieux ne pas trop les approcher.

Après avoir assisté à quelques prières dans les temples, et regardé les rites religieux hindous (jusque là inconnus pour nous), nous reprenons la route pour une visite d'un tout autre genre, celle de l'usine de thé de Bois Chéri. Pour nous y rendre, nous traversons les plantations de thé, là encore, la végétation a changé en un temps record. C'est très surprenant.

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L'usine de Bois Chéri est celle qui produit presque tout le thé de l'île. Elle se visite en plusieurs étapes : visite du musée qui explique la culture et l'exploitation du thé, visite de l'usine et dégustation. Nous démarrons par la visite de l'usine car un guide arrive au moment où nous entrons dans le musée. La visite est très intéressante, on découvre toutes les étapes de la préparation du thé. Le guide est très compétent, il nous explique dans les moindres détails. Il nous fait toucher, sentir, regarder.  Vraiment, une super visite. 10 tonnes de feuilles sont traitées chaque jour, et le thé est prêt à être mis en boîtes au bout de trois mois.

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La visite se poursuit ensuite par la visite du musée, qui reprend les étapes de réalisation du thé. Après la visite guidée, c'est un peu fade, mais il y a quand même quelques anecdotes sympas à lire et quelques maquettes de bâteaux. Beto nous attend pour nous emmener à la dégustation. Et pour une dégustation, c'est une vraie dégustation. Impossible d'y aller à pieds, c'est à deux kilomètres de l'usine, dans les hauteurs, seuls les chauffeurs ou cars touristiques connaissent... Nous n'aurions jamais trouvé. Pour accèder au site, il faut emprunter une route dans les hauteurs et grimper, grimper, grimper.

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On longe un lac bordé de plants de thé et qui, nous confiera Beto, a précisemment la forme de l'île. Arrivés en haut, c'est un point de vue extraordinaire sur l'île qui s'offre à nous. Une maison se fond dans le paysage, c'est le lieu de la dégustation. Une vue majestueuse, à couper le souffle. La dégustation se fait dans la maison, entièrement vitrée pour profiter de la vue. On nous propose une belle quantité de thés Bois Chéri, avec des petits gâteaux secs. A volonté.

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C'est un très beau moment là encore. La vue est dégagée, les paysages sont splendides. Nous redescendons les yeux émerveillés par tout ce que nous avons déjà vu, sans nous douter que nous allons encore en prendre plein les pupilles !

Nous prenons maintenant la direction des Gorges de la Rivière Noire. Là encore, pas besoin de mots, la vue parle à elle-seule. En plus, très peu de touristes, donc on profite encore plus du calme ! Et ensuite nous découvrons la Cascade de Chamarel... Subjugante !

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Beto nous emmène déjeuner dans un restaurant qu'il connaît bien, près de Chamarel. C'est bon, mais un peu piège à touristes. Il doit avoir sa petite com', mais on mange convenablement.

Puis en route pour la terre aux 7 couleurs. Mr Bibou connaît, il y est venu il y a 10 ans. Depuis, le site a bien changé, il a été vraiment adapté aux touristes, des barrières ont été rajoutées pour éviter le pillage de la terre et pour la protéger. Les couleurs de cette terre est un phénomène physique hyper compliqué, mais le résultat est là : 7 couleurs différentes, qui ne se mélangent jamais, si on les mélange, elles reprennent leurs places d'origine. Très troublant, ce lieu au milieu de nulle part. La nature a des secrets et des pouvoirs bien étranges.

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Le lieu est plus fréquenté que les autres que nous avons visité aujourd'hui. Nous avons parcouru des sites très touristiques et très connus, mais sans jamais être envahi de touristes. C'est vraiment très agréable de visiter dans des conditions comme ça !

La journée a été vraiment époustouflante. Nous avons découvert un autre visage de Maurice, des couleurs, des odeurs plein la tête, nous reprenons le chemin du Nord, en longeant la côte.

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Nous arrivons à l'hôtel peu avant le coucher du soleil, qui va nous donner lui aussi un spectacle de premier choix. Ce soir, nous décidons d'aller nous asseoir au bout du ponton à bâteaux, nous n'avons que la mer devant nous, immense, silencieuse, et nous regardons le soleil se fondre. Le temps suspend son vol, nous sommes seuls au monde.

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Le soleil est couché, il nous a offert le plus beau coucher de notre séjour... et il est temps d'aller nous reposer de cette journée bien remplie, des étoiles plein la tête...

 

20.11.2007

MAIS OU EST DONC PASSEE BREE ???

Nan mais là franchement, j'vous l'demande : où est passée Bree Van De Kamp ?

Parce que ce soir,à Bibouland, on trouve :

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des noix qui jonchent le sol

 

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le linge sale qui attend désespérement d'être descendu au sous-sol

 

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la vaisselle par terre

 

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un dino qui hurle parce que les cartes Pokepénibles sont en vrac

 

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et une Bibounette qui ne pense qu'à dormir...

Je vous ferai grâce du ménage pas fait, du linge sec pas remonté du sous-sol, des chambres des Bibous pas rangées, des devoirs pas faits, et de toutes les paperasses à régler pour hier bien sûr...

Arf ! Les bonnes habitudes se perdent, et le récit du jour 7 n'est toujours pas écrit...

Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ! Reviiiiiiiiiiens !

 

PS : Je précise que la grève qui me gonfle le plus ces temps-ci, n'est ni celle des malheureuses hôtesses Air Glande (Morgane, si tu me lis, pardonne moi comme nous pardonnons aussi blablabla...), ni celle des cheminots, ni même celle des fonctionnaires... Naaaaaan moi la grève qui franchement me tape sur les nerfs, c'est celle des scénaristes de Desperate Housewives, parce que nom de diou de bon sang de bon soir de zut de crotte j'attends mon épisode 8 et il ne vient pas......... Pffffffffffffffffffffffffffffffff !
voilà... c'est dit... sur ce, vais me coucher...

 

19.11.2007

MAURICE * JOUR 6

En ce matin du sixième jour, il fait très beau. Nous avons décider d'aller explorer Curepipe et ses environs, en bus.

Après un solide petit déjeuner, nous voilà d'attaque pour une longue journée de marche, j'ai d'ailleurs troqué mes splendides chaussures de Cendrillon de la veille pour mes horribles tatanes en plastique.

Nous prenons le traditionnel bus jusqu'à Port Louis, puis après quelques erreurs d'orientation dans Port Louis, nous arrivons à la bonne gare, et là, nous avons droit à l'"Express" qui va nous emmener jusqu'à Curepipe. Bus grand luxe, avec la clim s'il vous plaît, fauteuils en velours, enfin bref, toutcommecheznousquoi !

A notre arrivée à Curepipe, il pluviote. Nous découvrons un petit marché, très sympa, vraiment local, et non pas un piège à touristes comme à Port Louis. Des couleurs, des odeurs, la cohue, enfin un vrai marché comme on en cherchait !
Nous nous mêlons à la foule, profitons pour nous en mettre plein les yeux et les narines, puis nous continuons vers l'hôtel de ville. Rien de transcendant, c'est un joli bâtiment, il y a à côté un petit jardin public, où l'incontournable est la statue de Paul et Virginie.

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Curepipe, c'est la ville où il y a les fabriques de maquettes de bateaux. Attention, c'est aussi un bon piège à touristes, on va vous montrer comme c'est beau, vous vanter le travail minutieux des mauriciens, le bois exotique, et tenter de vous persuader qu'une belle maquette comme ça sera du meilleur effet dans votre salon. Et bien sûr, plus le bateau est grand, plus l'effet sera impressionnant... Donc autant le savoir tout de suite, et ne pas se laisser embobiner. Si vous êtes amateurs, il y a des magasins vraiment spécialisés, sinon vous pouvez vous contenter d'un petit magasin à n'importe quel coin de rue, pour voir de jolies maquettes et l'atelier dans l'arrière-boutique, où on vous expliquera tout pareil la fabrication des maquettes. Ce que nous avons fait.

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Une fois notre petit tour dans le magasin de bateaux effectué, nous reprenons notre marche en direction de Trou au Cerf, dans les hauteurs de Curepipe. Le Trou au Cerf est un ancien cratère volcanique, dans lequel la végétation a poussé pendant des siècles. Ca grimpe, ça grimpe, la balade est aménagée pour les piétons. C'est un endroit bien apprécié des joggers paraît-il (nous en avons vu... aucun...).

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De Trou au Cerf, on a une vue imprenable sur l'île. C'est vraiment très beau, paisible, pas trop fréquenté. Il est possible pour les bons marcheurs équipés de bonnes chaussures (hum hum...) de descendre dans le cratère.

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Nous redescendons sur le Jardin botanique. Il est nettement moins impressionnant que le Jardin des Pamplemousses, mais il est très joli et très agréable. on voit cependant que les moyens financiers ne sont pas les mêmes et l'entretien en pâtit. Il y a un très joli lac au milieu du Jardin.

Nous prenons ensuite le bus pour redescendre sur le centre de Curepipe. Nous sommes assis au ras du pare-brise et le chauffeur est un dangereux malade qui roule à fond la caisse avec sa musique techno-hindoue qui nous ruine les tympans ! De tous nos voyages en bus, ces cinq minutes-là resteront sans aucun doute les plus speeds et les plus drôles !

L'après-midi, direction le Domaine des Aubineaux. Il s'agit d'une maison coloniale qui figure sur la "Route des Thés". Ancienne demeure de riches colons qui ont fait leur fortune dans la culture du thé, elle est restée dans la famille jusqu'en 2000, année depuis laquelle on peut la visiter.

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La visite est hors de prix, le tarif annoncé dans le Routard est désuet, il a "légèrement" augmenté puisque le prix qu'on nous annonce est multiplié par 3... Aucun tarif n'est affiché dans l'entrée, mais après négociation, nous ferons abstraction de la "splendide" photo sépia en costumes d'époque dans le salon de la maison, pour ne choisir que la visite (très très rapide) et la dégustation de thé.
La maison est jolie, bien entretenue, dans un parc absolument magnifique.
La dégustation de thé se fait après la visite, dans un coin du jardin, vers les anciennes écuries. On nous sert du thé Bois Chéri (5 variétés différentes) accompagné de petits gâteaux.

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Et voilà notre journée qui s'achève. Il faut reprendre le chemin de Grand Baie, via Port Louis, le dernier bus étant vers 17H30, il serait malvenu de le louper.
Nous en profitons à proximité de la gare de Port Louis, pour nous régaler de quelques accras et samoussas vendus sur le trottoir, très très bons.

De retour à l'hôtel, nous nous offrons ce soir encore un joli coucher de soleil, mais pas encore le plus beau...

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Dans la prochaine note, nous irons dans le sud-ouest de l'île, avec chauffeur cette fois-ci car ces coins-là sont très peu (ou pas du tout) desservis par bus.

 

 

11.11.2007

MAURICE * JOUR 5


podcast

 

Si hier il faisait super beau et grand soleil, aujourd'hui bien sûr, seul jour où il faut qu'il fasse vraiment super beau, eh bien c'est voilé et nuageux. Manquerait plus qu'il pleuve...

Nous décidons de passer une matinée tranquille, pour pouvoir être prêts à partir à 14H30, histoire d'arriver à l'hôtel Merville pour 15H00 et tout finaliser avant l'arrivée de l'officier d'état civil. Et de récupérer les fleurs... hein ?

14H30, nous sommes fin prêts. Nous voilà donc en train de quitter l'hôtel, Mr Bibou en pantalon crème et chemise blanche (ouf...), il traîne une valisette cabine à roulettes dans laquelle on a mis une bouteille de Champ' à boire avec les Zamis (parce que le mousseux de l'hôtel on se méfie... et 140E la bouteille de Champ' c'est un peu cher...), ses chaussures (oui oui il est encore en tongs pour le moment), et la cravate.
J'ai mis ma robe, mes belles chaussures de Cendrillon, mon joli collier orchidée. Pas de doute, ça va être magique et inoubliable.... hihihihi je ne crois pas si bien dire !

Après moultes négociations, j'ai réussi à convaincre Mr Bibou d'y aller en taxi, parce que le bus c'est bien gentil, rigolo, typique et tout et tout, mais c'est pas très propre, et je suis en blanc sans dec' ! Puis bon, hein... bref !
Depuis qu'on est arrivés dans l'hôtel, dès qu'on pose un pied hors de la grille un des nombreux taxis nous saute dessus pour nous emmener où on veut, et çà chaque fois, on décline. Là, il nous faut un taxi, et il n'y a pas l'ombre d'une voiture dehors. Boudiou de boudiou, on a la poisse... Je sens le plan foireux où on va y aller en bus sachant qu'on doit passer par Super U chercher le bouquet.
Mr Bibou prend la direction de l'arrêt de bus. Autant dire que 2 futurs mariés avec une valisette à roulettes qui attendent un bus à Maurice, ça passe pas inaperçu et ça change de l'ordinaire... surtout qu'on ne voit pas de bus non plus...
Je commence à pester, en me disant que ma robe va être cradingue avant même d'avant mis le pied au Merville, un premier taxi s'arrête, je me dis "ENFIN !", sauf que Mr Bibou renonce, trop cher qu'il me dit... Nan mais sans blague, c'est quoi ce binz ? Je continue à pester, en me disant que pour ce jour exceptionnel, il aurait pu faire un effort et éviter la poussière à sa dulcinée. Les minutes s'égrènent. Pas de bus. Mes nerfs me titillent... Soudain, miracle, un autre taxi s'arrête, les négociations reprennent, Mr Bibou m'appelle, c'est bon ! Nous voilà donc partis... pour Super U chercher le bouquet.

Mr Bibou me dira plus tard, avec la délicatesse qui est la sienne : "M'ont coûtées cher tes fleurs, il m'a pris 50 roupies de plus (soit 1 euro quand même hein.....) pour s'arrêter à Super U..." M'enfin on aura eu la course moitié prix.

Je récupère mon bouquet. Il est splendide. Magnifique. Pile comme j'aurais voulu. Des fleurs tropicales, un bouquet simple mais avec des belles couleurs... Vraiment réussi. Je l'ai ramené en france, les arums n'ont pas tenu, mais 15 jours après, il tient encore...

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Nous voilà repartis pour le Merville. Nous arrivons, accueillis à bras ouverts par Clotilde, la collègue de Shoba, qui ne travaille pas aujourd'hui. Les Zamis ne sont pas encore là, donc on nous offre un petit coktail. Nos Zamis arrivent de leur ballade, et nous emmènent dans leur chambre, où ils vont se préparer, nous on va mettre la bouteille au frais dans le mini-bar, Mr Bibou va mettre ses chaussures, et blablabla !
Clotilde m'a donné la feuille récapitulative de la journée (financièrement parlant). Je la donne à Mr Bibou, qui vérifie. Tiens ! Le vin qui devait être compris dans le repas ne l'est plus, et puis il est vachement cher... Va falloir gérer ce détail.

15H00 : nous redescendons avec les Zamis, Mr Bibou va voir Clotilde pour lui expliquer que Shoba nous l'a annoncé comme compris dans le prix de repas...
Lentement mais sûrement, nous comprenons que le Merville n'a pas l'intention de céder sur le vin. Ca commence à traîner, un problème commercial de ce genre devrait être réglé en 5mn, mais non, là ça prend des plombes. Mr Bibou ne lâche pas, il commence à être tendu. Clotilde appelle Micheline, qui lui dit d'appeler Shoba. Elle s'éxécute, passe même Shoba à Mr Bibou, elle prétend qu'elle nous l'a dit, donc nous prend pour des menteurs. Mr Bibou apprécie. Il commence à monter dans les tours.

Je suis ennuyée pour les Zamis, qui sont dans le hall et qui poireautent. Il est maintenant 15H45. L'officier d'état civil arrive. Mr Bibou commence à vraiment s'énerver. J'ai des frissons partout, l'affaire prend une tournure hallucinante. Clotilde va de sous manager en petit manager. Aucun ne veut faire d'effort. Vu le prix de la cérémonie et du repas, franchement ils sont graves, parce que le prix du vin ils le récupèreront sur autre chose avec d'autres clients.
Mr Bibou commence à dire qu'on va tout annuler. Il s'énerve (ceux qui le connaissent savent que c'est rarissime).
L'officier d'état civil regarde sa montre.

16H15 : Mr Bibou est monté d'un cran dans les tours. Je suis aussi blanche que ma robe, je suis confuse avec les Zamis, qui comprennent la situation. Mr Bibou a vu rapidement l'officier d'état civil. L'hôtel ne veut toujours pas lâcher sur le vin. Rififi dans le hall de l'hôtel. Je vois la belle cérémonie complètement gâchée, c'est pire que dans un film américain, un scénario que je n'aurais pas pu imaginer, c'est franchement la misère. J'ai froid, je tremble, je suis dégoûtée. Il parle de tout annuler, rien ne semble faire fléchir l'hôtel. L'officier d'état civil a un autre mariage il va devoir partir...

16H30 : Ca fait quand même 1H30 qu'on est en train de se prendre la tête pour du vin, commercialement le Merville est nul et ridicule... Mr Bibou vient me voir, l'officier est d'accord pour qu'on se retrouve sur une plage publique un peu plus tard, et qu'on le paye en direct. On décide donc de tout annuler, de planter l'hôtel. Comme par hasard, l'hôtel nous offre le vin maintenant. Mr Bibou leur dit que c'est trop tard, qu'on s'en va, qu'on laisse tout tomber. Dans un ultime chantage, on nous annonce qu'on a commandé un gâteau, qu'on va devoir le payer... Mr Bibou les envoie paître, de toutes façons on a pas versé d'accompte (erreur monumentale de Shoba, hihihi qui va sans doute se faire pourir demain...).
Nous repassons donc par la chambre des Zamis, récupérer la bouteille de Champ et la valisette. Et nous quittons l'hôtel.
Tout n'est donc pas perdu, je commence à redescendre en pression, et Mr Bibou à retrouver son calme légendaire.

Nous décidons de rejoindre la plage publique de Pereybère à pieds, car le temps de trouver un taxi pour 5 personnes, on aura plus vite fait d'y aller à pieds. Il faudra aussi trouver où dîner, vu qu'il n'y a plus de repas... Ben oui hein !
Nous partons donc en cortège, Mr Bibou avec sa valisette, Bibounette avec son bouquet, et les Zamis, sur la route qui mène de Grand Baie à Pereybère. Ca nous rappelle étrangement le cortège qu'on avait fait, entre la mairie et l'église, un certain 3 juillet 1999. Mr Zami a pris des photos du cortège, mais je n'en ai pour l'instant aucune à vous mettre sous la dent...

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Nous arrivons sur la plage, quelques minutes avant l'heure du rendez-vous donné par l'officier. Un groupe de jeunes musiciens nous improvise un petit boeuf, c'est surréaliste mais génial !

Mr Zami voit par hasard le restaurateur là où ils ont mangé le midi, un français qui a ouvert son restau, en pleine partie de pétanque... Il lui explique notre "cas", et le restaurateur super cool lui dit que pas de problème, il va nous concocter un petit truc sympa, qu'il va se débrouiller pour trouver des langoustes pour tout le monde. Il nous attendra vers 19H.

17H45 : l'officier d'état civil arrive. Il nous emmène sur la plage, vers un coin que nous n'avions pas vu tellement il est reculé. Nous sommes applaudis sur notre passage par les Mauriciens et les quelques touristes. Nous arrivons au bout du monde, c'est magique, un coin de plage où il n'y a plus que nous, la mer, les rochers, et le soleil qui va bientôt se coucher.... Mille fois plus romantique qu'à l'hôtel.

L'officier commence la cérémonie.

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Il nous a préparé un discours super émouvant, où il nous rappelle les engagements du mariage, où il parle de la vie commune, des enfants, de leur éducation... C'est vraiment fort.

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Après ce discours, il nous demande de répéter après lui un nouvel engagement. Mr Bibou s'exécute, je lis dans ses yeux, que finalement cette idée de renouvellement lui plaît, qu'il a retrouvé sa sérénité habituelle, et son regard est chargé d'amour. Ca me serre les tripes, c'est fort, c'est beau, inoubliable. Vient mon tour. C'est vraiment un moment magique, autour de nous, nos Zamis, le bruit des vagues sur les rochers, et la lumière du soleil qui commence à décliner.

Ensuite, l'officier nous fait retirer nos alliances. Nous devons nous les repasser au doigt en renouvellement notre engagement.

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Puis il termine son discours en nous souhaitant beaucoup de bonheur, à deux et avec nos enfants. Mr Bibou peut maintenant embrasser sa mariée, et nous sortons la bouteille de Champ' !
Nous faisons sauter le bouchon, qui finit dans la mer, nous avons prévu les flûtes, et on trinque à nos voeux du bout du monde. L'officier est très sympa, je pense que le fait d'avoir planté tout le monde de l'hôtel lui plaît bien, il avoue qu'il a franchement été peiné de me voir avec mon bouquet dans ce hall d'hôtel, il s'est dit "C'est pas possible que tout tombe à l'eau, je ne peux pas les laisser comme ça".

Le soleil se couche pendant que nous finissons de boire le champagne, on dirait qu'il n'y a plus rien autour de nous. C'est une atmosphère vraiment particulière, les soucis de la journée sont restés au Merville.

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Après une séance photo, Deva (l'officier d'état civil) nous propose de nous emmener boire un verre chez son neveu, qui tient un bar à Grand Baie. Il peut nous emmener, il a un genre de van. Et nous voilà donc repartis, avec notre valisette à roulettes et les Zamis, de nouveau un petit boeuf sur la plage en chemin... C'est absolument génial !

Nous prenons avec Deva et les Zamis un deuxième verre (hips...) dans le café de Grand Baie, et nous entamons une discussion avec Deva, lui racontant toute l'histoire du renouvellement de voeux, puis on discute de la fête de Diwali qui s'annonce bientôt (une fête hindoue très importante, de l'importance de Noël chez nous). Cet apéro est super agréable, nous constatons une nouvelle fois que les Mauriciens sont accueillants et généreux.
Puis Deva nous ramène à Pereybère, devant le restau où nous allons maintenant nous bâfrer et finir de célébrer dignement cette journée chargée en rebondissements et émotions.

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Le patron nous accueille à bras ouverts, nous explique que nous prenions tout notre temps pour faire la fête, pas de souci pour le retour, il nous ramènera à nos hôtels avec son pick-up, car le soir, c'est galère pour trouver un taxi. Il nous a préparé notre table, sur la terrasse. Il a réussi à trouver des langoustes fraîches pour tout le monde. Y'a plus qu'à !

Nous commencons par notre troisième verre, encore un (re-hips), puis nous attaquons les assiettes d'accras, samoussas et autres réjouissances locales, plus ou moins épicées. C'est bon ! Absolument rien à voir avec ce qui était initialement prévu au Merville, mais nettement plus intime et typique...
Puis arrivent les langoustes, simplement grillées comme il faut au barbecue, avec une sauce d'accompagnement, du riz et des frites. Nous avons commandé des sauces différentes, et nous goûtons : beurre d'ail, créole, cinq épices.... Un vrai régal. La dernière langouste que j'ai mangée c'était en Guadeloupe en 1999, pendant notre voyage de noces. J'avais oublié à quel point c'est bon !
Le repas se passe à merveille. On mange comme des rois, Mr Bibou a choisi un vin blanc d'Afrique du Sud pour aller sur la langouste, on se régale. On rigole, on rigole, on rigole encore...
Arrive le dessert, le restaurateur avait promis de nous concocter un repas sympa, il a tenu parole. Il a réussi à nous trouver un gâteau (super bon) aux trois chocolats.
La salle est soudain plongée dans le noir, la musique monte d'un cran, et toute la salle nous chante "Joyeux anniversaire" version "joyeux anniversaire de mariage", la patronnne nous apporte le gâteau avec 8 bougies (pour nos 8 ans de mariage). On souffle, la salle applaudit. C'est super ! La patronne nous explique que la musique c'est le "Joyeux anniversaire" mais en créole !
Je suis chargée de couper le gâteau ! Nous dégustons. Il est super bon !
Pour finir le repas, le patron nous offre un rhum maison. Nous en avons goûté des différents : vanille, nature, café...

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Comme promis, le patron nous ramène ensuite chacun à nos hôtels, les Zamis au Merville (les pauvres Zamis.... hihihi) et nous au Canonnier.
La suite c'est carré blanc, mais je peux juste vous avouer que Mr Bibou n'a pas échappé à la tradition de me faire passer la porte dans ses bras. Les traditions ne doivent pas se perdre ma bonne dame ! ;-)

Cette journée restera inoubliable, tout semblait partir en vrille et finalement nous avons renouvellé nos voeux de la manière dont nous l'avions souhaitée, simplement, sans chichi, avec la mer et nos Zamis pour témoins.

 

Demain, nous reprendrons notre visite de l'île...

 

09.11.2007

MAURICE * JOUR 4

Le dimanche s'annonce beau et chaud : pas un nuage dans le ciel. Très tôt ça commence à taper.

Après un bon petit déj bien riche en points (pardon Mr Weight Watchers), en viennoiseries, charcuterie et autres réjouissances, nous nous mettons en quête d'un bus pour aller sur Pereybere, où nous devons retrouver les Zamis (témoins prévus pour le renouvellement...) pour un resto.

C'est dimanche, donc le service de bus est restreint. Nous prenons notre mal en patience, j'attends devant le piquet pendant que Mr Bibou explore la boutique cachée dans un recoin à côté de l'arrêt.
Une voiture s'arrête. Dedans, deux femmes, européennes, françaises de surcroît, qui me demandent "Vous allez où ?". Je réponds, elle me propose de m'emmener, Mr Bibou sort heureusement enfin de la boutique et nous voilà partis.
Sans aucun doute, elles sont lesbiennes, ce qui ne me pose aucun problème, mais Mr Bibou me lance des regards entendus, je sais qu'intérieurement il est mort de rire. Il leur a grillé leur coup !!! Elles nous expliquent que depuis 24 ans, elles viennent passer 2 mois par an à Maurice, qu'elles connaissent tout le gratin de la haute bourgeoisie mauricienne. Mr Bibou en profite pour leur demander l'adresse de la meilleure langouste de l'île (pour les intéressés : l"AMIGO" à Pavillon... on a pas testé hein, mais il est dans le Routard)...
Super sympas, elles nous emmènent à destination alors qu'elles ne vont qu'à Grand Baie. Elles nous expliquent qu'avec la grève, à Roissy c'est le bordel, qu'elles ont pris Air Mauritius parce qu'Air Glande n'est plus ce que c'était... J'espère qu'elles ne vont pas nous demander ce qu'on fait dans la vie....

Elles nous déposent donc au pied de la plage. Une plage publique, superbe, au sable blanc, fin et chaud.
En attendant les Zamis, nous voilà à explorer les quelques boutiques à touristes, et à jouer les langoustes sur la plage.

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Les Zamis arrivent, ils connaissent déjà le coin, les bons plans. On commence par marchander dans une boutique ou Mr Zami est venu la veille et a marchandé comme pas permis... J'investis dans un "pantalon climatisé", à savoir un espèce de pantalon croisé paréo, qui prend l'air, d'où son surnom. En soie, très bleu (comme j'aime), il sera pratique pour aller traîner au bord de la plage ou de la piscine, ou plus tard sur ma terrasse...

Nous déjeunons dans un petit resto qui fait aussi cybercafé, pas loin de la plage. Ca paye pas forcément de mine, mais le gars est super sympa, il connait les Zamis, nous offre un petit coktail maison. On mange local pour pas grand chose, on a été traités comme des princes. Je voulais tester le cerf, mais le patron me dit "Nannn, prends pas le cerf, prends autre chose" ! J'ai donc pris le carri d'agneau, super bon, viande excellente, et sauce piment qui arrache !

Après un bon gueuleton, nous retournons sur Grand Baie. Nos chemins avec les Zamis se séparent. Nous retournons à l'hôtel, où nous allons jouer la deuxième manche de "je fais la langouste". Mais vu la température extérieure, nous nous décidons à profiter de l'hôtel et de ses infrastructures, et tentons le pédalo...
Ben oui, croyez quand même pas que Bibounette aurait testé le ski nautique ? Z'aurez pas de photo, hein, parce que j'avais jamais fait de pédalo, et vu les vannes que Mr Bibou m'a sorties (requins, bras en moins, jambes déchiquetées...) j'ai pas pris le risque de prendre des photos ! Hihihihi !

Après tant d'efforts, nous avions bien mérité un peu de réconfort, une journée gastronomique ça vous épuise des Bibous au régime depuis des semaines !
Nous avons donc rempli le sac des verres de la chambre, de la bouteille de punch vanille et nous sommes allés nous installer confortablement dans les jardin de l'hôtel, pour prendre un apéro absolument fabuleux, en regardant le soleil se coucher.
Ce fut magique...

Morceau choisi :
Bibounette : Oh la la ! Il est rond le soleil...
Mr Bibou : Ben y'a pas que le soleil qui est rond...

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Après un nouveau dîner à la bougie flottante et une valse acharnée d'assiettes déservies en un temps record , on pouvait dire que tout s'annonçait bien pour la journée de demain, journée tant attendue, qui allait sans aucun doute être riche en émotions (je ne croyais pas si bien penser... hihihi).


Dans la prochaine note, vous découvrirez comment Mr Bibou peut perdre son calme (oui je sais, cela semble inconcevable à toute personne qui le connaît un peu...) et comment Bibounette a découvert que la réalité peut parfois dépasser la fiction des séries américaines hautement intelligentes débiles qu'elle regarde.

 

07.11.2007

MAURICE * JOUR 3

Au matin de notre première vraie journée sur l'île, nous décidons d'aller visiter le Jardin aux Pamplemousses et Port Louis, la capitale, où il y a parait-il un marché à ne pas louper.

Pour ça, on doit reprendre le bus local.
Je vous ai dit que le bus local c'était un incontournable, un truc de fou ! Franchement ne repartez jamais de Maurice sans l'avoir pris.
Déjà il faut trouver l'arrêt. Un simple poteau avec une pancarte "Bus stop" à peu près n'importe où sur la route. Pas d'horaires, pas de nom de ligne comme chez nous. Alors on prend son mal en patience et on attend, en se faisant régulièrement klaxonner par des taxis qui vous proposent leurs services.
Quand un bus arrive, on se croit transportés dans les années 70. Vieille carlingue, freins bruyants, fumée noire et qui pue. On commence par demander au chauffeur si il va là où on veut. Même les Mauriciens font ça... Si oui on monte, sinon on se fait gazer par la fumée noire et on attend le prochain, sans savoir à quelle heure il arrive...
Si c'est le bon, on monte, et là, il y a un contrôleur avec une machine barbare, qui vous envoie vous asseoir. A grand coups de manivelles, il vous sort un ticket d'autant plus long que vous allez loin !

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Là, c'est folklo, parce que si d'extérieur, le bus semble sorti des 70's, il l'est aussi à l'intérieur. Sièges en sky, tous pourris et surtout sans aucun confort, ce qui vous fait apprécier les pseudo-amortisseurs à chaque secousse, c'est-à-dire tout le temps vu la conduite sportive des chauffeurs ! Si, comme nous, vous avez de la chance, vous pourrez même tomber sur un chauffeur qui écoute de la techno hindou à fond les gamelles et qui conduit en rythme ! On a cru mourir (de rire) ! Pour descendre, il faut appuyer sur la sonnette qui n'est autre qu'un interrupteur comme pour la lumière hihihi !
Cette attraction locale vous coûte une misère étant donné que pour aller d'un bout à l'autre de l'île, il faut débourser 1E par personne... autant dire qu'on aurait tort de s'en priver et que c'est vraiment plus rigolo que le taxi !

Arrivés au Jardin des Pamplemousses, les bons touristes que nous sommes suivent attentivement le guide qui nous a été octroyée, et c'est accompagnés d'un groupe de français que nous faisons la visite. La guide est rapidement excédée par les sales mômes charmantes têtes blondes et nous bâcle la visite en deux temps trois mouvements, heureusement nous raccrochons discrètement un autre groupe, visite in English dans le texte.
Pour ceux qui ne connaissent pas le Jardin, c'est un très grand jardin botanique à une dizaine de kilomètres de la capitale, dans laquelle on trouve des centaines d'espèces d'arbres exotiques (grenadier, giroflier, arbre quatre-épices, fromager, bananier, arbre à saucisses, des dizaines d'espèces de palmiers)..... Une merveille de végétation, qui s'étend sur 37 hectares. Très bien entretenu, il est une des visites incontournables de l'île, et amplement méritée.

On y trouve le bassin des nénuphars :

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 Le bassin des lotus :

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Et en fin de visite, l'enclos des tortues géantes, qui sont les plus vieilles du monde (200 ans) et qui pèsent dans les 200kg (mais que fait Weight Watchers ?). Les tortues sont le ravissement des enfants, qui, quelques soient leurs nationalités, s'extasient devant les mastodontes !

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A côté des tortues, un enclos de cerfs, mais franchement, ils n'ont rien d'extraordinaire, je leur ai même trouvé un air malade.

Nous reprenons le bus pour Port-Louis, en direction du marché.

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Là nous avons été déçus. Certes le marché est important, très grand, il y a des halles mais aussi des vendeurs dans les rues, partout sur les trottoirs, mais ils attendent le touriste, ils le colle, essayent à tout prix de vendre leur marchandise. Ils essayent surtout de se ramasser un max de roupies (monnaie locale). Dans le Bazar, j'avais envie d'acheter un sari à ma Souris. Un vendeur me tombe sur le paletot, commence à me montrer sa marchandise, je lui demande les prix, il ne dit rien, essaye de m'embobiner, puis après plusieurs minutes m'annonce un prix à 600, il me baratine, le prix monte à 1400, on s'en va avec Mr Bibou. Il nous suivra jusqu'au dehors, pour finir à 325... mais il a gardé son sari pour un autre pigeon... nous négocierons le sari à 200 dans le grand Bazar de Grand Baie...
Les halles du marché comestible sont peu ragoutantes... La viande et le poisson sont couverts de mouches, il règne une odeur pestinentielle... Certes, le côté où on trouve les fruits, les légumes, les épices est sympa, car beaucoup moins touristique...
De Port Louis nous repartons déçus, c'est une ville polluée, bruyante, pas très accueillante, un piège à touristes. Il y a un marché beaucoup plus sympa, plus typique et avec des prix raisonnables à Curepipe, nous le découvrirons quelques jours plus tard. Là, on est au coeur de la population et c'est nettement plus agréable.

Nous nous refaisons un petit tour en bus local pour rentrer à l'hôtel, la journée a été riche en dépaysement.
Demain c'est dimanche, beaucoup d'endroits seront fermés, le programme sera donc cool.

 

Dans la prochaine note, vous découvrirez comment Bibounette a failli se faire embarquer par deux lesbiennes...

 

06.11.2007

MAURICE * JOUR 2

Nous voici donc arrivés à l'aéroport. Comme convenu par téléphone avec le chauffeur de taxi (pas officiel) qui doit venir nous chercher, nous passons par la case Duty Free et achetons une bouteille de Whisky, qui sera le prix de la course.
Il nous attend dehors, où dès 6H il fait déjà bien chaud, quel pied !
Et nous voilà en route, pour traverser l'île et rejoindre Grand Baie, au nord.
Il ne fait pas très beau, il pluviote même, mais Beto le chauffeur nous dit que ça va passer, que dans le Sud de Maurice, le temps est toujours incertain et souvent pluvieux.

Les paysages sont splendides. Ca change en un temps record. Des champs de canne, des champs d'ananas, les montagnes au loin, c'est vert, c'est beau.
Mr Bibou qui est venu à Maurice il y a 10 ans, constate avec plaisir que les routes ont été refaites. Nous prenons "l'autoroute", jusqu'à Port Louis, la capitale.
Port Louis, c'est pollué, ça pue, c'est assez moche, et surtout c'est noir de voitures et de bouchons. Nous y arrivons à l'heure qu'il faut justement éviter, mais Beto maîtrise la conduite mauricienne à savoir klaxon omniprésent, doublage à la barbare... En plus à Maurice on roule à gauche, je vous dis pas le stress !

Puis après encore un peu d'autoroute, nous voici dans le Nord. Beto nous explique le nom des villages que nous traversons. Ca y est nous sommes dépaysés ! Des couleurs, des odeurs, une végétation tropicale...

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Il nous dépose à l'hôtel, le Canonnier, à la Pointe du même nom, vers Grand Baie. L'hôtel appartient à la chaîne Beachcombers. Nous sommes accueillis en grande pompe : ochibori et coktail de bienvenue. La déco est très soignée. Des orchidées, des fleurs tropicales, partout des fleurs d'hibiscus et de frangipaniers...

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Nous faisons les formalités d'entrée et comme il est encore tôt et que la chambre n'est pas prête, on nous invite à profiter des jardins de l'hôtel et à prendre un petit déj. Chose faite ! Nous sommes en plein cagnard, habillés tels que nous sommes partis de Paris, avec nos manteaux et nos écharpes. Ici, ils disent qu'on est "tout neufs" !

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Après un petit tour de farniente sur la plage, nous prenons possession de la chambre, accompagné du bagagiste. La chambre est bien aménagée, avec terrasse. Nous découvrirons le soir qu'elle est juste au-dessus de l'endroit où l'orchestre joue tous les soirs de la semaine et aussi le week-end... mais qu'importe, on est bien. On pose toutes nos affaires, on se change, et zou ! En route pour explorer l'île.

Nous partons à pieds et en tongs (détail important) pour Grand Baie, qui d'après le Routard, est à 2km. Nous découvrons les routes locales, les bus qui nous rasent dans une fumée noire. Au fil de nos pas, des échopes de souvenirs, de boutiques de vêtements de luxe, des bars, et bientôt, ... la mer !

Je dis à Mr Bibou que nous devons pousser jusqu'au Merville Beach, après Grand Baie (qui est à peu près à mi-chemin entre notre hôtel et le Merville) car j'ai dit à Micheline qu'on irait ce jour-là pour finaliser le renouvellement de voeux.
En chemin, on tombe sur un petit marchand super sympa, qui nous montre sur une carte où on est, et qui nous dit que Canonnier-Grand Baie ça fait 4 km, et qu'il y a à peu près autant pour aller au Merville (Glouuuuuups !). On prend quelques bricoles dans son magasin, et nous voilà repartis.
Arrivés à Grand Baie (ouf !), nous faisons un repérage rapide du Super U où on m' a conseillé un fleuriste sympa et pas très cher. Grand Baie est très touristique, des magasins partout, des vendeurs de samoussas, accras et halim (soupe locale) partout... Et nous voilà repartis, à pieds et toujours en tongs. Là ça commence à être un peu dur, mes pieds me titillent un peu mais on continue. Mr Bibou lui, il est né avec des tongs aux pieds, donc il n'a aucun probème...

Au bout de moultes kilomètres, nous voici arrivés au Merville Beach. Micheline est débordée, elle nous oriente vers sa collègue Shoba, qui va nous expliquer comment notre vie sera transformée par notre renouvellement de voeux dans le splennnnnndide hôtel Merville, blablablabla. Shoba nous montre un album photo spécial touristes pour nous faire choisir un gâteau bien comme dans les films américains le "sponge cake" (Spécial Lulu : sponge veut dire "éponge" in english). Elle nous fait choisir la forme (coeur ou rond), la couleur (blanc, jaune ou crème). Puis elle tente de nous vendre le photographe, le diadème, les fleurs... enfin bref, la totale. Nous optons pour ce qui est compris dans le package, à savoir : le gâteau et le pseudo-mousseux (nous avons emmené dans nos valises une vraie bouteille de bon Champagne). Puis nous voilà partis à la découverte de l'hôtel, où nous devons choisir le lieu où nous renouvellerons nos voeux : la plage (bien entourée de clients, niveau romantisme proche de -10) ou sous un arbre, avec vue sur la mer (là c'est déjà nettement plus sympa). Shoba nous explique que tout sera installé et embelli, que c'est le meilleur endroit (nous aurions choisi la plage ça aurait aussi été le meilleur endroit... hihihi). Puis nous choisissons l'endroit du restaurant où nous mangerons le divin repas que nous avons prévu (poisson en entrée, poisson en plat, super gâteau au chocolat en dessert...) et on fait choisir le vin à Mr Bibou.
Bref, tout est confirmé, tout est prêt, nous n'aurons plus qu'à arriver lundi, un peu avant 16H pour la cérémonie.
Je trouve bizarre que Shoba ne nous demande pas un minimum d'accompte, mais je ne dis rien. Avant de repartir, on nous offre un cocktail de fruits.

Et nous voilà repartis, à pieds et toujours en tongs, pour le Canonnier. Je commence sérieusement à déguster, Mr Bibou constate que mes pieds sont blindés d'ampoules qui se sont écorchées. Donc nous nous mettons d'accord pour redescendre à Grand Baie à pieds, faire le plein de punch à Super U et rentrer à l'hôtel en bus.

Le bus local à Maurice c'est un truc de dingue, c'est quelque chose qu'il faut absolument expérimenter... je vous le raconterai plus en détail dans la prochaine note. Mais franchement, avec Mr Bibou, on a piqué des crises de rires phénoménales avec le bus.

Nous rentrons à l'hôtel, où je peux enfin enlever mes tongs. J'ai les pieds qui saignent. Les tongs seront bannies du séjour, vu que je ne peux plus les mettre, au profit de chaussures spéciales touristes très très très moches que j'achèterai sur le marché de Port Louis. Les mêmes mais j'opterai pour le blanc, un peu plus discret...

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En attendant, un bain s'impose, avec la bouteille de punch vanille sur le rebord de la baignoire. Hips !
Ce soir là nous ne verrons pas le coucher du soleil, le bain ayant eu la préférence.

Dîner au restaurant du Canonnier, version grands buffets. Les serveurs sont collants, ils sont derrière nous à enlever les assiettes dès qu'elles sont vides (moyenne 25 secondes avant que l'assiette ne soit retirée). Les buffets sont généreux, mais pas de super cuisine, ça fait un peu "cantine" ce qui est dommage pour un hôtel de cette catégorie. Le cadre est joli, dîner à la bougie, au bord de la piscine illuminée en vert pour le soir.
Une petite ballade sur la plage sous les étoiles de l'hémisphère Sud et retour dans nos appartements.

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Demain : premières visites des hauts lieux touristiques de Maurice.

 

05.11.2007

MAURICE * JOUR 1...

Forcément, quand on s’appelle Bibounette, on a un côté poissard. Donc pour partir chez Maurice, nos chers amis les navigants ont décidé de faire grève. Une grève que nous suivrons à 9650 km de Paris, en sachant pertinemment que des vols vont être annulés, et en se disant que ça doit être un beau bordel à Roissy… et là, Mr Bibou se dit qu’il est bien, en vacances…

Mr Bibou, toujours vachement optimiste et sûr de son coup me dit de ne pas m’affoler. Moi qui suis du genre à arriver trois heures avant le départ à l’aéroport, il me dit « Non non non que nenni ma douce, j’y suis tous les jours, pas question de dormir là bas. Nan mais sans blague ! ».
Soit.

Nous arrivons donc la bouche en cœur 45mn avant la clôture de l’enregistrement. Je l’aurais parié, le comptoir est tout au bout du terminal, et il y a une queue monstrueuse. Je commence à flipper.  Mr Bibou reste sûr de son coup… mouais…

Finalement, après des plombes d’attente, on arrive devant le comptoir ; évidemment on tombe sur une intérimaire qui ne connaît pas le boulot (même 4 ans après avoir arrêté, je sais encore comment on enregistre un passager…) et qui s’en fout un peu voire même beaucoup. Bonjour la qualité de service chez Air Glande !
On tombe en liste d’attente, poissarde qu’elle vous a dit la Bibounette…, ce qui est bizarre car la veille on avait surveillé le vol, il était plein en éco mais de la place en business, donc avec quelques surclassements ça devait passer.
Mr Bibou lui demande d’appeler la gestion des vols, lui explique qu’il sait comment ça se passe parce qu’il fait ça tous les jours. Elle appelle. Une fois. Deux fois. Trois fois. La greluche à l’autre bout, n’a pas envie de se casser la tête. Elle préfère que ses collègues au comptoir se fassent pourir par les passagers en liste d’attente plutôt que de gérer correctement son vol et d'éviter les clashs. Les places que Mr Bibou a fait bloquer viennent de sauter, forcément.
Hihihihi ! Il est où l’intérêt de bosser chez Air Glande quand tout fout le camp ???? Arf… les temps sont durs !

Le vol se clôture, un de nous se trouve à un bout de l’avion, l’autre à l’opposé. Mais bon, on se dit qu’on part, ce qui est déjà pas mal hein ? Dans quelques heures, si tout va bien, on sera très très loin de Paris, de ses grèves, de sa grisaille, du froid.
A bord, Mr Bibou-le-killer vient demander au gars qui est assis théoriquement à côté de moi si il veut bien changer. Il accepte !
Nous allons pouvoir penser au décollage. Nous nous envolons vers le soleil, ça déchire, on monte on monte on monte…

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A bord, le personnel Air Mauritius est moyennement aimable, par contre, le plateau repas (généralement pas terrible chez Air Glande) est là très correct, je n’ai rien laissé… surtout pas le punch de départ, avec Mr Bibou nous avons trinqué à nos vacances.
A nos côtés, une famille avec quatre enfants (une ado, deux enfants de l’âge de Bibou et un bébé d’un an). Ils ont été d’une sagesse exemplaire, à tel point que j’ai dit à la maman à l’arrivée que ses enfants étaient super sages ! Nous les retrouverons plus tard au même hôtel…
Nous survolons Malte, l’Egypte, l’Ethiopie. Voir les villes la nuit depuis le ciel m’a toujours fascinée, j’adore ça…. J’ai regardé « Danse avec lui » avec Mathilde Seigner. Un film très attachant, une belle histoire, et une Mathilde Seigner émouvante.
Nous prenons notre petit déjeuner au large de Madagascar.

Et à 6H nous voici arrivés à Maurice.

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Vue du ciel, l’île est splendide.

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Demain, le premier contact avec Maurice et le récit de notre deuxième jour. Le stress est resté à Paris et les vacances s’annoncent bien !

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