31.05.2011
ON S'ETAIT DIT RENDEZ-VOUS DANS DIX sept ANS...
Après avoir vécu des années collèges insupportables, j’avais demandé à mes parents de m’envoyer en pension dans un lycée où personne de mon collège n’allait, histoire de repartir de zéro.
Ainsi fut fait. Un lycée avec pension, à une trentaine de kilomètres de chez moi.
Bibounette s’en allait chaque lundi matin dans un vieil internat pourri, qui avait bien besoin d’un coup de fraîcheur. Elle revenait au bercail chaque vendredi soir.
Elle quitta ainsi le nid douillet de son enfance, son pôpa, sa môman, sa chambre pour se retrouver en seconde, dans une ville presque inconnue.
Si l’internat garçon avait été refait quelques années auparavant (car plus petit), l’internat filles était très rustique. Chaque classe avait son dortoir et une salle d’études avec ses casiers.
Un dortoir de 48 filles, z’imaginez le bazar ? Il était constitué de boxes de 8 lits. Nous avions toutes un lit et une armoire qui nous séparait du lit d’à côté. Il y avait une chambre isolée pour la pionne, qui avait aussi le pouvoir de la Lumière (à 22H extinction des feux).
Au milieu de ce dortoir, UNE prise électrique, qui chauffait à plein régime matin et soir avec un balai incessant de sèche-cheveux.
Les sanitaires étaient rudimentaires. Deux rangées de lavabos séparées par deux rangées de douches.
Les règles de vie et l’emploi du temps était strictes et bien rôdées.
Le matin, les lumières s’allumaient à 07H30. Le dortoir fermait à 08H15, le petit déj aussi. Le soir, on pouvait sortir jusqu’à 18H30, heure du dîner. A 19H30 nous montions en salle d’étude. Et nous regagnions le dortoir à 21H30. ô miracle de la modernité, l’internat filles disposait d’une seule et unique télé. Deux soirs par semaine, nous avions le droit de regarder la TV. Il fallait donc se faire connaître à l’appel de 19H30 en disant « Télééé », et monter se changer à 20H30. Forcément, cette distraction s’accompagnait d’un grand challenge de négociation, concernant le choix du programme. J’ai donc plusieurs fois dû regarder du foot, et regagner le dortoir à 21H30, histoire d’aller bouquiner et ruminer d’avoir « gâché » une soirée télé.
J’ai vécu 3 ans en internat. Le choc a été rude. Repartir de zéro n’est pas toujours facile. Se refaire des amis, des vrais, non plus. Il m’a fallu plusieurs mois pour m’adapter, j’ai eu pas mal de coups de cafards.
Mon moment très attendu, c’était la pause de 10H. J’allais devant la vie scolaire, où était affichée la liste des élèves ayant reçu du courrier.
L’unique cabine téléphonique était généralement prise d’assaut, seul lien encore existant en semaine avec la maison (pas de portable à l’époque).
Le mercredi après-midi c'était atelier théâtre, une bouffée d'air frais de 3H dans la routine hebdomadaire.
Cependant, malgré ces coups de mous, j’ai des souvenirs inoubliables. J’avais reformé un cercle « vital » avec des copines.
On mangeait ensemble, nous nous étions regroupées dans le dortoir, on sortait un peu avant de dîner.
Et nous avons partagé des grands moments de délire : séances de spiritisme, batailles de polochons, descente à la cantine en pleine nuit, batailles de douche, grignotage à tout heure, bouquinage dans les toilettes après l’extinction des feux, le départ en cours en chaussons parce qu’on a oublié de mettre ses chaussures, etc etc etc j’en passe et des meilleurs….
De ces années, j’ai aussi beaucoup appris sur la vie en communauté, j’ai mis un peu d’eau dans mon vin, j’ai coupé le cordon avec Môman et Pôpa, j’ai acquis en autonomie.
Et puis, après le Bac, nous nous sommes séparées. Chacune a pris son chemin, et petit à petit, nous nous sommes perdues de vue. Le lien s’est effiloché, jusqu’à devenir pratiquement invisible.
Mais voilà, Mark Zuckenmachin étant un génie et ayant inventé Facebook, j’ai retrouvé, petit à petit, une, puis deux, puis trois de mes copines d’internat. Elles sont restées dans les Deux-Sèvres. Depuis une paire d’année, nous avons retricoté ce lien, sans avoir tellement changé !
Je pars quelques jours chez mes parents pour un week-end à rallonge, et voilà que nous avons lancé l’idée de nous retrouver, entre gonzesses, quelques 17 ans après, dans un resto de cette ville qui nous a hébergées pendant 3 ans. Cependant, sur la bande de six que nous formions, il en manquera deux, une que nous n’avons pas retrouvée, et l’autre qui a une contrainte familiale.
Je trépigne, j’ai hâte, je me demande si nous n’aurons pas trop changé, si nous arriverons à tout nous dire, …….
C’est trop chouette !
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16.05.2011
CE QUI NE NOUS TUE PAS NOUS REND PLUS FORTS...
Il y a bien longtemps que je voulais écrire cette note. Mais ce n'était pas le bon moment.
Elle raconte un morceau difficile de ma vie, mais je sais que malheureusement elle ne s’applique pas qu’à ma vie.
Bien des amis autour de moi ont traversé le même genre d’épisodes, dans leur famille ou dans leurs amitiés. Et j’espère qu’elle leur donnera un peu de baume au cœur.
Par un beau jour de juin 2003, j’ai reçu un mail. Un mail qui allait changer ma vie, et celle de ma famille. Mon « frère ». Pétait les plombs. Il nous rayait de la carte de sa vie, ne souhaitait plus nous voir, tirait à boulets rouges sur ses parents, et j’allais faire partie de ce qu’on appelle les dommages collatéraux.
Bref, une bombe nous explosait à la figure, sans que nous l’ayons vue arriver, sans que nous puissions nous protéger.
BOUM !
Commença alors une première phase : celle de la culpabilité et de la souffrance.
Une souffrance infinie. Pourquoi ? Qu’avais-je fait ? Ou que n’avais-je pas fait ? A chacun de mes mails, je n’avais pour réponse qu’un silence pesant. J’ai versé des torrents de larmes, j’ai passé des nuits sans sommeil, j’ai cherché en vain des réponses. Le sujet était devenu tabou avec mes parents. On ne parlait plus de lui. Je ne pouvais pas en parler avec mes amis sans me mettre à pleurer à chaudes larmes. Mon cœur se brisait avec ma voix et mes yeux se noyaient dans la souffrance et l’incompréhension.
Il avait disparu de la surface de la Terre. Personne n’avait de nouvelles, plus de mails, plus de téléphone… Le vide.
Jusqu’à un matin d’Avril. Plusieurs longues années plus tard…
Ce matin-là, c’était la fête. Bibou fêtait ses 8 ans, la journée était ensoleillée, le gâteau dans le four, on attendait ma belle-famille et mes parents étaient montés nous voir quelques jours pour l’occasion. Et en un quart de seconde, la vie de notre famille a de nouveau basculé. Mon père s’est écroulé dans la cuisine. J’ai toujours intacte dans les yeux cette image : mon père allongé sur le sol, ma mère lui faisant du bouche à bouche en me disant d’appeler le SAMU. Pompiers. Brancard. Un moment hors du temps. Et ma Souris, dans un coin du salon, terrée derrière le canapé, en état de choc.
Ce jour-là, mon père n’est pas passé loin de la mort. Sauvé par le bouche à bouche improvisé de sa femme. La « femme de sa vie », au sens propre comme au figuré.
Ce jour-là, il a aussi fallu se poser un cas de conscience : fallait-il ou pas avertir son fils qu’il était en soins intensifs… J’étais pleine d’incertitudes, d’hésitations. Et puis je me suis dit que je devais jouer mon rôle de sœur jusqu’au bout. Qu’après, ce serait sa décision à lui, plus la mienne. A chacun sa conscience.
Je l’ai pisté sur le net, trouvé une adresse mail et lui ai écrit un message. Lui disant que s’il ne voulait pas appeler notre mère directement, qu’il pouvait prendre des nouvelles par mon intermédiaire. Et j’ai envoyé, un nœud dans le ventre, un coup au cœur.
Commença alors la deuxième phase : celle de la colère. Parce qu’à la suite de ce message, il ne s’est évidemment rien passé. Pas un coup de fil. Pas un mail. Pas un SMS. Rien. Le néant. Comment un fils peut-il zapper son père, à la porte de la mort, sans daigner prendre de ses nouvelles ? Il faut donc être dénué de cœur pour en arriver à cet extrême…..
A partir de ce jour, je n’ai plus ressenti la moindre once de culpabilité. Je n’ai plus versé une larme. Je l’ai détesté, critiqué. A partir de ce moment-là, il n’a plus été mon frère. Il est leur fils, peut être, mais plus mon frère. Il n’avait déjà pas été là quand maman avait été sérieusement malade, et il n’était de nouveau pas là. Non, il ne méritait plus d’être de ma famille.
La colère a atteint son paroxysme à la mort de ma chère grand-mère. Oh oui nous en avions partagé des moments de joie, des moments de bonheur et de complicité chez elle ! Jusqu’à la dernière seconde, ce jour-là, j’ai espéré et cru bêtement qu’il viendrait lui dire au revoir, qu’il aurait évolué, mûri, réfléchi, regretté. En entrant dans l’église d’abord, puis en arrivant au cimetière. Je me suis dit « Ce n’est pas possible, il va venir. Il ne peut pas ne pas venir ». Eh bien si. Il pouvait… Il a renié ses parents, il a renié sa sœur, et il a renié sa malheureuse grand-mère, elle qui était la définition même de la gentillesse et de la douceur.
A la suite de cet épisode, la colère est retombée.
Et j’ai découvert la dernière phase : celle de l’indifférence.
Car oui, maintenant cet homme m’indiffère. Sa vie, son devenir me sont complètement indifférents. Je l’ai moi aussi rayé de ma vie. Il n’y rentrera jamais plus. Quoi qu’il arrive.
Mon homme, très croyant et pratiquant, me dit qu’il faut savoir pardonner…. Je ne pardonnerai jamais qu’un fils ne prenne pas de nouvelles de son père, je ne pardonnerai jamais le mal qu’il a fait autour de lui.
Il peut lui arriver n’importe quoi, ça ne m’intéresse plus. Ca ne m’émeu plus. Je ne lèverai pas le petit doigt pour lui. Il est devenu un inconnu.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.
J’ai beaucoup appris de mon histoire. J’ai appris à prendre sur moi dans mes relations avec les autres, à ne plus me traîner mon fardeau de culpabilité, j’ai appris que certaines relations sont parfois destructrices et qu’il faut savoir s’en détacher avant qu’elles ne vous détruisent complètement. J’ai appris à comprendre ce que vivent d’autres personnes, et à essayer de les réconforter.
Le sujet est toujours tabou avec mes parents, et le restera sans doute éternellement. Je peux comprendre qu’ils espèrent, qu’ils attendent. Peut être qu’un jour, ils se retrouveront et passeront l’éponge. Je leur souhaite... et étant une mère, je peux comprendre. Je n’ai simplement pas la même vision des choses.
Oui, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.
J’ai changé et je ne suis plus la même qu’en ce jour de juin 2003. J’ai grandi.
La page est maintenant tournée, cette note en est la dernière ligne.
11:21 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.03.2011
AD VITAM EATERNAM...
Hier, j'étais de corvée. L'enterrement de ma tante, une soeur aînée de mon père, ma marraine. Je ne veux pas tomber dans le pathos, alors je ne vais pas vous parler de la cérémonie...
Ma tante était religieuse. Elle a passé sa vie avec les Soeurs. Plus de 70 ans de voeux, ça donne à réfléchir.
Et moi les Soeurs, franchement, elles me fascinent.
Bien que je ne partage pas forcément leurs convictions, je leur voue une vraie admiration.
A l'heure où beaucoup de gens ne croient plus en grand chose, où l'argent règne en maître absolu, où on vit dans un monde de surconsommation, où personne ne supporte plus personne, les Soeurs, elles, nous apparaissent comme des extras-terrestres !
Entièrement dévouées à leur Dieu, sans jamais faillir, elles lui consacrent leur vie. Elles savent vivre ensemble, pendant des décennies, sortant peu, vivant avec pas grand chose. La surconsommation ne les a pas atteintes.
Hier, ces Soeurs, qui ne nous connaissaient pas spécialement, sont venues, pour nous dire un mot gentil, partager avec nous un bon souvenir de ma Tante, tenir une main, serrer un bras, avoir un regard gentil et compatissant. Et derrière tout ça, pas une once de faux. Que du vrai. Ces femmes-là sont chargées d'amour. Et de bonté.
Qu'on croit ou qu'on ne croit pas, il faut reconnaître que les Soeurs sont des êtres à part. Et qui forcent le respect.
Elles savent tout faire : coudre, cuisiner, arranger les fleurs, écrire de jolies choses.
Elles sont sincères, et dévouées aux autres.
Elles savent se contenter de peu, mais des vraies choses : une jolie fleur, un pot de confiture fait maison, une belle photo, un bon livre.
Finalement, leur vie recluse les préserve peut être des maux de notre société. Et c'est peut être ça aussi qui les fait vivre aussi longtemps.
En tout cas, elles nous donnent une bouffée d'air frais dans ce monde qui oublie ses vraies valeurs.
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03.02.2011
PERFECT MOTHERS, DESPERATE MOTHERS....
Qui d’entre vous n’a jamais rêvé d’être une mère parfaite ? Qu’elle me jette la première pierre.
Moi aussi j’ai potassé PARENTS, lu les « conseils » de cette morue d’Edwige Antier, regardé « Les Maternelles » et harcelé mon médecin pour un bouton bizarre et une joue rouge.
Et un jour, j’ai abdiqué, me disant que la mère parfaite n’existait pas !
Que nenni ! Imposture ! Elle existe cette garce !
La mère parfaite, vous en avez forcément une qui rôde autour de vous. Les abords des écoles regorgent de cette espèce néfaste. Réfléchissez, je sais que vous en connaissez au moins une.
La mère parfaite a bien évidemment donné naissance à des enfants parfaits.
Et elle sait se vanter tout en finesse, l’air de ne pas y toucher. Comme ça, avec des petites anecdotes ou des petites remarques qui « suggèrent ».
Ses enfants sont toujours propres et bien coiffés : jamais une tâche sur leurs beaux vêtements Sergent Major ou Cyrillus bien repassés même à 17H le soir.
Les enfants parfaits sont en plus excellents à l’école, sans problème de comportement, ils n’oublient presque jamais leurs cahiers (c’est pour ça que c’est toujours vers elle que vous vous raccrochez pour avoir le numéro de l’exo de français que votre enfant pas parfait n’a pas noté).
La mère parfaite n’a que l’embarras du choix pour inscrire son enfant parfait dans une école parfaite.
Et puis, comme si ça ne suffisait pas, cette garce mère parfaite est une épouse parfaite. Elle vit dans une jolie maison parfaite, où il n’y a plus de travaux qui traînent, une maison super propre et impeccablement bien rangée quel que soit le moment où vous déboulez, avec une cuisine toute vide et resplendissante comme dans les séries américaines. Le jardin est bien tondu, la déco est de bon goût, les enfants ont une salle de jeux immense ce qui évite de marcher sur des jouets partout et de s’exploser le pied en pleine nuit sur un bout de LEGO qui traîne dans la chambre.
Comme si ça ne suffisait pas, cette salope de mère parfaite a un boulot parfait, vous raconte ses vacances parfaites qu’elle a payé une misère, forcément. Vous, vous avez investi dans des fenêtres et une porte toujours pas installées, et donc, par conséquent, vous ne partirez plus en vacances pendant quelques années.
Bref, toute cette perfection, là, ça énerve.
Parce que vous, vous avez des enfants qui sont incapables de porter du Sergent Major sans le ruiner dans l’heure (de toutes façons vous n’avez pas les moyens d’en acheter), qui oublient leurs cahiers et qui sont turbulents à l’école, qui sont capables de se rouler par terre à Carrouf quand vous leur dites non pour acheter jenesaisquelleconnerie, vous avez une maison en travaux perpétuels, un boulot qui vous gonfle, et toute cette perfection, franchement ça vous saoûle !
Oui mais voilà………
La mère parfaite n’est que superficialité.
Elle est incapable de savourer à sa juste valeur le petit mot d’amour bourré de fautes qui a demandé un effort surhumain à son auteur qui n’aime pas écrire, elle ne sait pas combien c’est appréciable de s’entendre dire que vos enfants sont polis quand à la fin d’une soirée, ils ont su se tenir d’une manière exemplaire.
La mère parfaite n’avouera jamais sans aucun scrupules combien il est bon de retourner travailler après un mercredi harassant de « mère pas parfaite », ni de confier ses nains une semaine à leurs grands-parents histoire de respirer un peu. Elle préfèrera habiller ses nains de vêtements hors de prix plutôt que de les emmener manger chez le Chinois en famille. Les vêtements se voient, les bons moments en famille non.
La mère parfaite n’est que mensonge.
Elle ne vous dira pas que son fils fait du piano parce qu’elle l’y pousse, elle ne crachera pas le morceau qu’elle prend une baby-sitter le lundi parce qu’elle finit trop tard à son boulot, elle vous fait croire qu’elle connaît plein de monde à l’école, mais finalement, n’a pas d’amie. Elle rira d’entendre que vos nains ont tartiné la terrasse de votre belle-mère avec du miel, mais se gardera bien de vous dire que les siens ont bouché le chiotte du sous-sol avec la pâte à modeler.
Non je ne serai jamais une mère parfaite, et je n’en ai pas envie.
Et je ne suis pas sûre que derrière son beau vernis si lisse, la mère si parfaite soit très heureuse.
Alors mesdames, restons des mères imparfaites, des Desperate Mothers !
18:04 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.12.2010
NOEL BLANC...
Samedi, la vie d'un de nos amis a basculé. Son père a fait une crise cardiaque, et n'a pas pu être sauvé. Départ précipité en province, pour aller dire adieu à son père et le mettre en terre, quelques jours avant Noël.
Oui la vie nous rappelle qu'elle peut être injuste, et qu'il n'y a pas de trêve de Noël pour le malheur.
Pourquoi vous parler de ça, alors que tout autour de nous devrait nous émerveiller, nous rendre joyeux : la neige, les vacances, les sapins, les paquets, les étoiles dans les yeux de nos enfants .......... ?
Parce qu'il y a 10 ans, la magie de Noël s'est entâchée de fâcheries, rancoeurs et autres grincements de dents. Et que malgré quelques arrangements au fil des ans, ça a laissé des traces au fond de coeur.
Parce qu'il y a 7 ans, mon frère a claqué la porte et décidé de ne plus voir ni parler à personne.
Parce qu'il y a 2 ans, mon papa à moi est tombé raide dans ma cuisine, le jour de l'anniversaire de Bibou. Sans la présence de maman à ses côtés à cet instant, il serait lui aussi parti. Ce jour-là, j'ai pris en pleine face la réalité : que nos parents un jour disparaitront.
On réalise parfois combien on tient à ceux qu'on aime, une fois qu'ils ne sont plus là. Et on regrette à ce moment-là certains mots et certains choix. Mais c'est trop tard. Oui c'est définitivement trop tard pour être là, pour dire certaines choses. Et on se dit "Si j'avais su..."...
On ne sait pas de quoi demain est fait. Alors il faut profiter.
Je vais donc mettre de côté mes griefs, mes regrets, mes rancoeurs, mes "je jure que..." et ma fierté mal placée.
Et si le temps le permet, je descendrai dans ma province, pour qu'enfants, parents et grand-parents passent quelques jours ensemble dans l'esprit de Noël.
Je vous souhaite à tous un très Joyeux Noël avec vos proches !
23:46 Publié dans SUR LE VIF ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






