03.07.2009

CET ENDROIT OU PERSONNE N'ARRIVE PAR HASARD...

Dans ce TGV parti de Gare de Lyon, chaque kilomètre parcouru me rapprochait de la destination finale, totalement inconnue, et chaque « ta-tac-ta-doum » du train accélérait les battements de mon cœur.
Des battements comme je n’avais jamais connus si forts.
J’avais pour bagage un simple sac à dos, chargé d’espoirs secrets et mon cerveau imaginait les scénarii les plus fous à mesure que les secondes s’égrenaient.

 

 

Quelques jours plus tôt, mon cœur s’était emballé, encore un peu plus, quand il m’avait proposé d’aller faire un tour à la Fête de la Musique. J’avais espéré que sa main cherche la mienne, que son visage s’approche du mien, mais j’étais rentrée chez moi avec mes espoirs déçus.
Alors quand il m’avait proposé de venir rejoindre son groupe d’amis au fin fond de la Bourgogne profonde, pour un week-end de détente, j’avoue que j’avais hésité. Je n’avais pas envie de me prendre une claque.
Finalement, je m’étais dit que je m’accordais encore une chance, la dernière, et qu’après je tournerai la page.

 

 

Le train avalait les kilomètres…

Ta-Tac-Ta-Doum…

Ta-Tac-Ta-Doum…

 

 

J’échaffaudais des plans, me disant que s’il venait seul, j’avais mes chances, que s’il était accompagné je ne tenterai rien… Je réfléchissais… tellement que je ne voyais rien autour de moi.


Le train arrivait au Creusot.
Il était là, superbe, sur le quai de la gare, ses yeux bleus me transperçait jusqu’au plus profond de mon cœur…. Mais… il était accompagné. C’était foutu !

Je ravalais ma déception, affichait une bonne humeur radieuse, et nous voilà partis pour la maison de campagne...

De la route nationale nous étions passés à une départementale, et à mesure que nous nous rapprochions, la route devenait de plus en plus étroite. Nous étions à présent dans un chemin tout cabossé, en pleine nature, le bout du monde, là où personne n’arrive par hasard.

 

 

La maison de campagne était une vraie maison de campagne, perdue au milieu de nulle part. Une vieille maison, en pierre, fraîche à l’intérieur malgré la chaleur écrasante de ce 2 juillet. Avec une cheminée imposante, un poêle à bois, comme celui qui était chez ma grand-mère. Une vraie maison de campagne, avec l’odeur du feu de bois imprégnée au fond des murs, les gros édredons en plume sur les lits…

Les autres invités étaient déjà là. La bonne humeur régnait sur cet endroit coupé du monde, cerné de verdure et de quelques vaches qui n’en revenaient pas de voir tant de monde d’un coup…. La musique à fond ne dérangeait personne, car il n’y avait pas âme qui vive avant 500 mètres…

 

 

A mesure que la soirée avançait, le barbecue, la musique et le punch avait mis une ambiance particulière.
La nuit était tombée, les rires emplissaient la vallée et les champs environnants, les vaches avaient émigré bien loin de tout ce tapage. J’avoue que je passais une bonne soirée.
Je me noyais dans son regard tendre, je ne pensais plus à rien d’autre qu’à lui…

 

 

L’un d’entre eux proposa une balade dans les chemins, comme ça là maintenant, en pleine nuit.
Nous sommes partis à la lueur de la lune et des étoiles pour une promenade.
Ces chemins-là, lui il les connaissait par cœur. Depuis qu’il savait marcher, il les avait arpentés. Les yeux fermés il pouvait les parcourir sans trébucher…
Doucement, j’ai glissé ma main dans la sienne, prétextant que je ne voyais rien et qu’il allait me guider. Il l’a gardée, l’a serrée.
Mon cœur battait tellement fort qu’il aurait pu effrayer les animaux environnants.

Puis la magie de la nuit étoilée a opéré… ce qui devait arriver est arrivé.

La promenade nocturne fut propice aux couples ce jour-là. De ce week-end estival, suivront quelques années plus tard deux mariages et quatre enfants…. Tout de même !

 

 

Nous avons passé la nuit dehors, sur l’herbe, sous un ciel étoilé resplendissant, au bruit des petites bêtes, perdus au fin fond de la Bourgogne, dans cet endroit où personne n’arrive par hasard.

 

 

C’était le 2 juillet 1998, enfin sans doute déjà le 3…

 

 

Il m’a avoué plus tard, qu’il n’avait pas osé venir seul à la gare, et que j’avais loupé sa « tentative d’approche » à la Fête de la Musique… comme quoi, on n’est jamais assez attentifs !

 

 

Quelques semaines plus tard, il a commencé à déposer quelques affaires dans mon appartement, il avait une clé, puis il y a eu beaucoup plus d’affaires et beaucoup plus de nuits ensemble…

Encore quelques semaines plus tard, alors que nous étions de nouveau dans cet endroit où personne n’arrive par hasard, nous avons parlé mariage…

 

 

Nous nous sommes mariés pour fêter notre premier anniversaire ensemble, une grande fête, sous un grand soleil, avec nos familles, nos amis.
Il était superbe, je le revois arriver dans la cour de mes parents, dans son costume crème, tenant à la main mon bouquet (dans sa famille, la tradition veut que le marié offre le bouquet à sa future femme), je me tenais à la porte, avec ma robe blanche, je retenais mes larmes pour ne pas faire couler le maquillage. Quelques mots secrètement échangés, l’un et l’autre étouffés par l’émotion.

Ce fut une journée fabuleuse, chargée de souvenirs inoubliables.

Je me rappellerai toujours les mots rassurants de mon papa, alors que j’étais à l’entrée de l’église, bondée de ces êtres chers, les yeux rivés sur moi, et lui à l’autel qui m’attendait. Mon père, qui serrait mon bras pour ne pas qu’il tremble, et peut être aussi pour empêcher le sien de trembler, la musique qui emplissait cette église si impressionnante que j’avais fait visiter quelques étés plus tôt. Un père qui conduit son unique fille au nouvel homme de sa vie…

 

 

La cérémonie fut splendide, les voix de la chorale résonnaient dans l’assistance, nous sommes sortis, mari et femme sous une pluie de pétales de roses et une haie de gilets jaunes, sous un soleil de plomb ! S’ensuivit une grande réception champêtre dans un gîte au bord de l’eau puis un repas gargantuesque et une soirée dansante effrénée…

 

 

 

C’était le 3 juillet 1999, il y a dix ans aujourd’hui, et il me semble encore que c’était hier…

 

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Il a le regard économe
Il a le verbe rare, ça me plaît
Il aime le chant des colombes et l'odeur du café
Et ces petites choses qu'on fait sans y penser

C'est mon homme, mon drapeau
Mon homme, celui qu'il me faut
Je frissonne je prends l'eau
C'est mon homme, mon abri, mon lit, mon héros

Il ne saurait pas comment briller
Ou comme un phare banal, oublié
Dans sa mer ordinaire
Il brise les vagues sans voir
Ces milliers de lumières
Qu'il m'offre sans le vouloir

C'est mon homme, mon drapeau
Mon homme, celui qu'il me faut
Je frissonne je prends l'eau
C'est mon homme, mon feu, mon repos

C'est mon homme, mon ami
Qui pardonne, celui qu'on choisit
Je tâtonne, je faillis
C'est mon homme qui fait ce qu'il dit

C'est mon homme je l'admire
Mon ozone, l'air que je respire
Mon opium, mon jour
Oh mon homme, mon toit, mon chemin, mon amour

29.06.2009

FLORILEGE D'ETE...

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Ma Souris m'explique des choses bizarres concernant les poux.

Je lui demande :

"- Qui t'a appris ça ? Ta maîtresse ?

- Nooooonnn ! Je l'ai appris TOU-TE SEUL-LE ! ... (prend l'air "T'as vraiment rien compris maman") J'ai regardé dans le dictionnaire !

 

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Elle s'est fait mal. Elle vient me voir en se tenant les côtes.

Elle chouine (forcément).

"Oh la la la la ! J'me suis fait mal aux poumons !"

 

16.06.2009

ADJUGé VENDU...

Ce soir j'ai vu la maîtresse de ma Souris, qui m'a demandé si on avait réfléchi.

Je lui ai dit franchement qu'on avait demandé son avis à la Souris.
Comme l'école n'accepte aucune négociation des parents pour mettre tel ou tel enfant dans telle ou telle classe sinon ça vire au pujilat (ce que je peux comprendre) elle m'a dit, gênée : "Oh oui mais fallait pas, ça ne doit pas se savoir avant" !

J'ai répondu que oui, je me doutais bien qu'il fallait rester discret, mais que la Souris était quand même la principale intéressée et que l'idée de la cour sans jeux et pleine de grands restait notre inquiétude, donc qu'on voulait son avis.

Elle m'a dit qu'elle ne se faisait aucun souci pour la Souris l'année prochaine, qu'elle l'avait trouvé métamorphosée par rapport à son arrivée en septembre.

Adjugé vendu, elle sera donc dans la GS/CP. En plus ce sera une petite classe, 22 élèves...

 

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Sinon, une bien bonne pour rigoler un peu (jaune) : en début de semaine, on a eu un mot dans le cahier de correspondance de Bibou, pour nous prévenir que si on voulait revendre le livre de maths, il fallait le rendre à la maîtresse le vendredi 19 juin au plus tard...
Et ce soir, que vois-je dans le cahier de texte ???? Pas moins de 4 exercices de maths à faire pour lundi et mardi prochain...

Hum hum... j'avoue que je suis sceptique.
Auront-ils des points de travail en moins si ils n'ont plus le bouquin pour faire les exos ?

 

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12.06.2009

HESITATION...

Ce soir la maîtresse de Princesse Bavarde (je trouve que ça lui va à ravir....) a demandé à parler à SuperGG. 
 
Elle pense que la Princesse risque de s'ennuyer dans la classe où il est prévu qu'elle aille à la rentrée (moyens-grands) et qu'elle va être un peu perdue car beaucoup de ses copains/ines sont actuellement chez les petits..... donc ne seront plus avec elle l'an prochain.
 
Elle nous propose de la passer dans la Grande Section/CP car elle suit très bien, percute vite, et 4 autres camarades de sa classe actuelle vont y aller (dont sa copine Sarah).
Par contre :
- ils sont dans la cour des primaires (donc avec des grands)
- ils ont 15mn de récré en moins
Ils ne mangent pas au self des grands mais encore avec les maters....
 
Elle nous a demandé d'y réfléchir. SuperGG a plutôt l'air d'accord même s'il hésite quand même un peu...
 
C'est sûr que je ne veux pas qu'elle s'ennuie, on a déjà donné avec Bibou, mais elle est encore petite ma Princesse, et du mois de Novembre.... enfin bon bref, c'est toujours mon bébé quoi... !!!!!
La question existencielle que je me pose c'est : "A-t-elle la mâturité pour ?"
De toutes façons ça reste une grande section, au pire elle chope des trucs du CP, au mieux elle fait sa grande section tranquillou.
J'ai confiance en la maîtresse, qui est une super maîtresse, qui leur a fait faire plein de supers trucs tout au long de l'année... donc si elle le propose c'est sans doute qu'elle sait ce qu'elle fait ?!
Elle a dit à SuperGG que la Princesse s'était métamorphosée au cours de l'année : fi de la timidité, fi de la réserve, elle était bien dans ses pompes, et bien dans la classe...
Hier j'ai accompagné la classe à la sortie à La Villette (mon Dieu quel stress tous ces mômes à surveiller partout.... et que de bruit !!!! Raaaaaa au secours !!!!!), et je me rends compte qu'elle parle super bien ma puce, alors que je me suis longtemps inquiétée parce qu'elle ne parlait pas.............
Et elle chope déjà pas mal de trucs avec son frère....
Enfin bref, tout ça pour dire que la décision est un peu difficile à prendre, je ne voudrais pas faire d'erreur, mais je ne voudrais pas non plus l'empêcher de s'épanouir...
Ah la la, pas facile d'être parent !
 
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Et puis ça m'énerve là toute ma mise ne page est foireuse...... tout est collé j'aime pô ça !!!!!! Grrrr

29.05.2009

QUAND LA FLEUR SE FANE...

Alors que le coucou chante, que le soleil et les beaux jours sont revenus,

Alors que les arbres n'en peuvent plus de fleurir, que de la terre sortent les premières feuilles,

Marguerite se fane...

Marguerite s'essoufle...

Après 94 printemps, à l'aube du 95e elle fatigue...

Doucement, elle s'essoufle.

 

La fleur se fane, mon coeur se brise, je sais qu'elle s'en va, chaque seconde un peu plus la rapproche de l'inéluctable...

Et les larmes coulent par torrent sur mes joues, aussi fort que je l'aime, ma Marguerite.

 

Elle s'en va... c'est la Vie...